- Ni le « co-emploi » ni l’« emploi conjoint » ne constituent des catégories prévues par la loi indienne. Aucun de ces deux termes ne figure dans les dispositions définitoires des codes du travail, et le cadre juridique prévoit un seul employeur légal par salarié.
- Le co-emploi est un choix délibéré et documenté. L'emploi conjoint, quant à lui, résulte des faits, souvent de manière involontaire, ce qui en fait la situation la plus risquée des deux pour un employeur étranger.
- Les tribunaux indiens déterminent l'identité de l'employeur en se fondant sur des critères de contrôle : qui verse le salaire, qui est habilité à licencier ou à prendre des mesures disciplinaires, et qui dirige le travail. La direction et le contrôle ne suffisent pas à eux seuls à créer une relation de travail.
- Un employeur principal est soumis à des obligations accessoires spécifiques en vertu du Code de la santé et de la sécurité au travail 2020, notamment en matière de rémunération en cas de défaillance d'un sous-traitant et d'installations sociales, sans pour autant devenir l'employeur des travailleurs.
- Aux États-Unis, la question du statut d'employeur conjoint fait l'objet d'un débat réglementaire animé, sur lequel le NLRB, le DOL et l'EEOC ont chacun une position différente. L'Inde n'aborde pas du tout la question sous cet angle.
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Le « co-emploi » et l’« emploi conjoint » sont des concepts juridiques américains, et aucun des deux ne constitue une catégorie légale en Inde. Ce simple fait modifie la manière dont un employeur étranger doit organiser le recrutement d’un salarié en Inde, et c’est précisément ce point que presque tous les articles consacrés à ce sujet négligent.
Notre activité consiste à recruter et à rémunérer du personnel en Inde ; nous sommes donc constamment confrontés à cette question de la part de fondateurs, de responsables des ressources humaines et de directeurs financiers qui ont lu un guide explicatif sur le droit américain et souhaitent savoir ce qui s'applique également ici. C'est le cas pour certains aspects. La logique commerciale qui sous-tend la séparation des fonctions de l'employeur s'applique parfaitement. Ce n'est pas le cas du dispositif juridique.
Ce guide répond correctement aux questions de définition, puis va plus loin que les pages consacrées au droit américain : il explique ce qu’il advient de ces deux concepts lorsque l’œuvre est effectivement exécutée en Inde, où se situe la responsabilité lorsque vous êtes recrutement en Inde depuis l'étranger.
Que sont le « co-emploi » et l'« emploi conjoint » ?
Le co-emploi est un accord délibéré dans le cadre duquel deux organisations se partagent les responsabilités patronales à l'égard d'un même salarié en vertu d'un contrat, généralement entre un client et une société de gestion des ressources humaines (PEO) ou une agence d'intérim. L'emploi conjoint est une constatation juridique, généralement émanant d'un tribunal ou d'une autorité administrative, selon laquelle deux entités agissent toutes deux en tant qu'employeur d'un même salarié. L'un est le fruit d'un accord, l'autre résulte d'une constatation.
Ces deux termes décrivent la même situation de fond, à savoir un salarié soumis à deux organisations exerçant sur lui un pouvoir analogue à celui d'un employeur. Ce qui distingue ces deux termes, c'est la manière dont on en arrive là et qui prend la décision.
Qu'est-ce que la co-emploi ?
Le « co-emploi » désigne un accord contractuel dans lequel deux organisations assument chacune, simultanément, une partie des responsabilités de l'employeur vis-à-vis d'une même personne. Sur le marché américain, il s'agit de la manière habituelle de décrire une relation avec une organisation professionnelle d'emploi (PEO) : la PEO gère la paie, les charges sociales et les avantages sociaux en tant qu'employeur administratif, tandis que le client conserve la direction quotidienne du travail.
L'élément déterminant est l'intention. Les deux parties signent un contrat de prestation de services qui précise les responsabilités de chacun, et la répartition est consignée par écrit avant le premier cycle de paie. Notre entrée du glossaire relative à la « co-emploi » Ce document examine plus en détail la répartition de ces responsabilités entre les différents modèles ; nous ne reprendrons donc pas cette comparaison ici.
Un exemple concret : une entreprise américaine de logiciels comptant 40 employés signe un contrat avec un prestataire de services d'emploi (PEO). Ce dernier se charge de la déclaration des charges sociales et prend en charge le régime de santé. Le responsable de l'ingénierie continue quant à lui de fixer les objectifs de sprint, d'approuver les congés et de mener les évaluations de performance. Deux entités, un salarié, un contrat écrit. A Le dispositif PEO en Inde ne fonctionne pas comme le laisse entendre cette phrase américaine, et c'est précisément cette différence qui fait l'objet du présent article.
Qu'est-ce que l'emploi conjoint ?
L'emploi conjoint est un statut attribué a posteriori par un tribunal ou une autorité administrative. Personne ne signe de contrat d'emploi conjoint. Un enquêteur ou un juge examine qui exerçait le contrôle sur le travail, qui versait le salaire et qui avait le pouvoir d'embaucher et de licencier, puis conclut que deux entités étaient toutes deux employeurs du même salarié, quel que soit le contenu des documents administratifs.
Le cas de figure classique oppose une agence d'intérim à son client. L'agence recrute, rémunère et emploie officiellement le salarié. Le client contrôle les horaires, les outils et les consignes quotidiennes. Lorsqu'une réclamation relative au salaire ou à la discrimination est déposée, le client peut être considéré comme un co-employeur, même s'il n'a jamais signé de contrat de travail avec cette personne.
Les chaînes de sous-traitance aboutissent au même résultat, tout comme dispositifs relatifs au personnel temporaire lorsque les collaborateurs d'un prestataire font partie de votre équipe pendant des années. Le risque ne réside pas dans l'appellation. Le risque réside dans le fait d'hériter des obligations d'un employeur sans en avoir évalué le coût ni prévu la prise en charge.
En quoi le « co-emploi » et l'« emploi conjoint » diffèrent-ils ?
La différence réside dans la manière dont cette relation se crée. Le co-emploi est un choix : deux organisations conviennent par écrit de se répartir les fonctions patronales. L'emploi conjoint est une conclusion : une autorité de régulation ou un tribunal décide, au vu des faits, que les deux entités ont agi en tant qu'employeurs, souvent alors qu'aucune des deux n'en avait l'intention. L'un relève d'un choix délibéré, l'autre d'une conclusion.
| Aspect | Co-emploi | Emploi conjoint |
|---|---|---|
| Formalité | Il s'agit généralement d'un accord formel et contractuel | Résulte souvent de circonstances factuelles, parfois de manière involontaire |
| Objet | Conçue délibérément pour séparer les fonctions de l'employeur | Cela peut se produire naturellement lorsque des entreprises collaborent étroitement |
| Prévalence | Une pratique courante dans le cadre de l'expansion commerciale à l'international | Ce phénomène est plus fréquent au sein de groupes d'entreprises apparentés ou dans le cadre de sous-traitance complexe |
| Documentation | Bien documenté, avec des contrats de service | Il se peut qu'il n'y ait pas de documentation claire concernant cette relation |
Lisez ce tableau de manière pratique. Chaque ligne de la colonne « co-emploi » décrit un élément que vous pouvez contrôler avant l’embauche. Chaque ligne de la colonne « emploi conjoint » décrit un élément qui sera décidé à votre sujet par la suite, par une autre personne, sur la base d’éléments de preuve que vous n’aurez peut-être pas vous-même rassemblés.
Comment le contrôle et la responsabilité sont-ils répartis ?
Dans le cadre d'un accord de co-emploi, la répartition des responsabilités est consignée par écrit et les deux parties peuvent s'y référer. La gestion des salaires, les retenues fiscales, la gestion des avantages sociaux et les déclarations légales incombent généralement à l'employeur administratif. L'attribution des tâches, la gestion des performances et la direction de l'activité relèvent quant à elles du client. En cas de litige, le contrat est le premier document que l'on consulte.
Dans le cadre d’une décision de responsabilité conjointe de l’employeur, il n’y a pas de répartition des responsabilités, et c’est là tout le problème. Les deux entités sont considérées comme soumises aux mêmes obligations envers le même salarié ; ainsi, une action en recouvrement des salaires impayés, des prestations sociales ou une action pour licenciement abusif peut être intentée à l’encontre de l’une ou de l’autre. Aucune répartition n’a été prévue à l’avance, car personne n’avait anticipé cette décision.
C'est pourquoi une conclusion de co-emploi involontaire s'apparente tant à classification erronée des travailleurs dans la pratique. Dans les deux cas, les documents indiquent une chose, tandis que les faits en indiquent une autre, et ce sont les faits qui prévalent.
La législation indienne reconnaît-elle la notion de « co-emploi » ou d'« emploi conjoint » ?
Non. Le droit du travail indien ne définit pas la « co-emploi » ni l’« emploi conjoint » comme des catégories légales, et aucun de ces deux termes ne figure dans les dispositions définitoires des codes du travail. Les tribunaux indiens déterminent qui est l’employeur en s’appuyant sur des critères liés au contrôle, et le cadre juridique prévoit un seul employeur légal par salarié. Une deuxième entité peut assumer certaines obligations sans pour autant être cet employeur.
Voilà toute la réponse, et il convient d’être précis quant à ce qu’elle signifie et ce qu’elle ne signifie pas. Cela ne signifie pas que le co-emploi soit illégal en Inde, ni qu’un accord entre deux parties soit impossible. Cela signifie qu’il n’existe pas de statut légal appelé « co-emploi » ou « emploi conjoint » qu’un tribunal puisse reconnaître ; l’analyse porte donc exclusivement sur l’identité de l’employeur.
Lorsqu’une deuxième entité intervient dans le cadre d’un contrat de travail, le Code de 2020 relatif à la sécurité, à la santé et aux conditions de travail impose des obligations secondaires spécifiques à l’employeur principal, notamment la responsabilité du paiement des salaires impayés en vertu de l’article 55 et celle relative aux équipements sociaux en vertu de l’article 53, sans pour autant faire de cet employeur principal l’employeur des travailleurs. L’Inde résout le même problème commercial que celui que les États-Unis résolvent par le biais de la doctrine de l’employeur conjoint, mais elle le fait en définissant des obligations plutôt qu’en désignant un deuxième employeur.
Il s'agit là d'une lacune importante dans la manière dont le droit du travail et de l'emploi en Inde C'est ce que l'on explique généralement aux acheteurs étrangers, et c'est la raison pour laquelle nous traitons avec précaution le vocabulaire importé des États-Unis.
Quels textes les codes du travail indiens ont-ils remplacés ?
Les quatre codes du travail indiens sont en vigueur depuis le 21 novembre 2025 et remplacent 29 lois centrales relatives au travail ; toutefois, certaines dispositions ne sont pas encore entrées en vigueur et les réglementations au niveau central et au niveau des États sont encore en cours de finalisation en juillet 2026. Ces quatre codes sont le Code des salaires de 2019, le Code des relations industrielles de 2020, le Code de la sécurité sociale de 2020 et le Code de la sécurité, de la santé et des conditions de travail de 2020 (le Code SST).
Ceci est important pour la consultation de documents plus anciens. La plupart des textes législatifs indiens cités dans les articles consacrés au co-emploi ont été intégrés dans un code et remplacés par celui-ci ; par conséquent, une référence à l'ancienne loi indique que la page n'a pas été mise à jour. Notre guide sur le les nouveaux codes du travail en Inde traite en détail de cette transition, et le Entrée du glossaire relative aux quatre codes du travail C'est la version abrégée.
| Loi abrogée | La réglementation actuellement en vigueur |
|---|---|
| Loi de 1970 sur le travail contractuel (réglementation et abolition) | Code de la sécurité, de la santé et des conditions de travail 2020 |
| Loi de 1947 sur les conflits du travail | Code des relations professionnelles 2020 |
| Loi de 1946 sur l'emploi dans l'industrie (règlements permanents) | Code des relations professionnelles 2020 |
| Loi de 1952 relative aux fonds de prévoyance des salariés et aux dispositions diverses | Code de la Sécurité sociale 2020 |
| Loi de 1948 sur l'assurance sociale des salariés | Code de la Sécurité sociale 2020 |
| Loi de 1972 relative au versement des primes de fin de contrat | Code de la Sécurité sociale 2020 |
Comment les tribunaux indiens déterminent-ils qui est l'employeur ?
La formulation de référence provient de l'affaire « International Airport Authority of India c. International Air Cargo Workers' Union », jugée le 13 avril 2009. La Cour suprême a posé les questions suivantes : « Qui verse le salaire ? Qui a le pouvoir de révoquer ou de licencier un salarié, ou d’engager une procédure disciplinaire ? Et qui peut indiquer au salarié la manière dont le travail doit être effectué ? En bref, qui exerce une autorité et un contrôle sur le salarié ? »
Le principe qui importe le plus pour un employeur étranger est la précision apportée par la Cour. Lorsqu’un contrat porte sur la mise à disposition de main-d’œuvre, les travailleurs exercent effectivement leur activité sous la direction, la supervision et le contrôle de l’employeur principal, « mais cela ne ferait pas du travailleur un salarié direct si le salaire est versé par le prestataire et si le droit de régir les conditions d’emploi appartient à ce dernier ».
Relisez cela deux fois. La direction et le contrôle exercés par l’employeur principal ne suffisent pas, à eux seuls, à créer une relation de travail. Dans le cadre d’une analyse américaine relative à la « copropriété de l’emploi », ces mêmes faits pencheraient souvent fortement en faveur d’une telle conclusion. En Inde, ce n’est pas le cas, à condition que le prestataire rémunère effectivement le salarié et détienne véritablement le droit de régir la relation de travail. Ce jugement n’est pas affecté par les codes du travail et constitue le droit en vigueur à compter de juillet 2026.
La deuxième affaire à connaître est Steel Authority of India Ltd. c. National Union Water Front Workers, jugée le 30 août 2001 par une formation constitutionnelle. Celle-ci a estimé qu’il n’y avait pas de reprise automatique des travailleurs contractuels par l’employeur principal. Le principe qui en ressort, et qui devrait guider la manière dont vous mettez en place un accord, est celui de l’exclusion : lorsque l’accord est fictif, purement nominal ou ne constitue qu’un simple camouflage, les travailleurs sont considérés comme des salariés directs de l’employeur principal. Le fond prime sur la forme. C’est cela, et non une quelconque doctrine légale, qui constitue la véritable réponse de l’Inde à la question de l’emploi conjoint.
Quelles en sont les implications si vous faites appel à un PEO ou à un EOR en Inde ?
Cela signifie que le modèle mental doit évoluer. Un acheteur américain, en voyant « PEO », s'attend à ce qu'il s'agisse d'un co-employeur. En Inde, notre PEO en Inde Cette page expose clairement la situation : le « co-emploi » à l'américaine n'est pas reconnu juridiquement ici ; ce qui est donc proposé sous cette appellation est un dispositif dans lequel une entité est l'employeur légal et l'autre dirige le travail.
Dans le cadre d'un accord d'« employeur officiel » (EOR), l'EOR est l'unique employeur légal de la personne que vous recrutez. Le contrat de travail est conclu entre le salarié et l'EOR, le salarié figure sur la liste des salariés de l'EOR, et c'est l'EOR qui est l'entité assujettie aux cotisations obligatoires. C'est vous qui définissez le travail à effectuer, les objectifs et les résultats attendus. Si vous souhaitez comprendre les mécanismes qui permettent à cette structure de fonctionner, si l'EOR est légal en Inde passe en revue le cadre juridique, ainsi que le Définition du glossaire EOR concerne le modèle lui-même.
Dans ce cadre, le salarié n’a pas deux employeurs. Il n’en a qu’un seul, à savoir l’EOR. Nous tenons à préciser cette formulation, car l’autre façon de présenter les choses, qui consiste à qualifier un EOR indien de « co-emploi », ouvre précisément la voie à l’argument de la « simulation et du camouflage » que l’arrêt SAIL a laissé en suspens.
Qui est responsable de quoi en vertu des règles indiennes relatives au mandant et à l'employeur ?
La solution retenue par l'Inde ne repose pas sur l'emploi conjoint, mais sur les obligations de l'employeur principal. Lorsque vous recrutez des travailleurs par l'intermédiaire d'un sous-traitant, le Code de 2020 relatif à la sécurité, à la santé et aux conditions de travail impose des obligations secondaires spécifiques à l'employeur principal, notamment en matière de salaires en cas de défaillance du sous-traitant et d'équipements sociaux, sans pour autant faire de cet employeur principal l'employeur des travailleurs.
| Obligation | Qui le porte ? | Base juridique |
|---|---|---|
| Salaires des travailleurs | Le prestataire, la responsabilité de l'employeur principal étant engagée en cas de manquement de ce dernier | article 55 du Code de la santé et de la sécurité au travail 2020 |
| Équipements sociaux (cantine, toilettes, eau potable, premiers secours, crèche) | L'employeur principal | Article 53, lu conjointement avec les dispositions prévues aux articles 23 et 24 du Code de la santé et de la sécurité au travail de 2020 |
| Caisse de prévoyance et couverture d'assurance publique | S'applique au salarié, qu'il soit employé directement ou par l'intermédiaire d'un prestataire | articles 2, paragraphe 2, point 26, 2, paragraphe 2, point 27, et 16, paragraphe 1, du Code de la sécurité sociale de 2020 |
| Le recours à la main-d'œuvre sous contrat dans les activités principales d'un établissement | Non autorisé, sous réserve des exceptions énumérées, une autorité désignée étant chargée de déterminer ce qui relève de l'essentiel | article 57 du Code de la santé et de la sécurité au travail 2020 |
| Recours à la main-d'œuvre d'un entrepreneur non agréé | Conformément à la disposition intitulée « Conséquences du recours à de la main-d'œuvre contractuelle fournie par un sous-traitant non agréé » | Article 54 du Code de la santé et de la sécurité au travail 2020 |
Commençons par la question des salaires, car c'est celle qui surprend le plus. En vertu de l'article 55, le prestataire verse les salaires par virement bancaire ou électronique. Si le prestataire ne procède pas au paiement dans le délai prescrit, l’employeur principal est tenu de verser l’intégralité des salaires, ou le solde impayé, et peut ensuite recouvrer ce montant auprès du prestataire par déduction des sommes dues au titre du contrat ou à titre de créance. Vous pouvez vous retrouver à signer le chèque. Le fait de le signer ne fait pas de vous l’employeur.
La sécurité sociale suit le salarié plutôt que le contrat. Dans le Code de la sécurité sociale de 2020, l'article 2, paragraphe 26, définit le terme « salarié » comme désignant toute personne employée « soit directement, soit par l'intermédiaire d'un prestataire », l’article 2, paragraphe 27, définit le « travailleur » comme toute personne employée « soit directement, soit par l’intermédiaire d’un prestataire », et l’article 16, paragraphe 1, énonce l’obligation relative au fonds de prévoyance pour les salariés « qu’ils soient employés directement ou par l’intermédiaire d’un prestataire ». En pratique, cela signifie fonds de prévoyance, le régime obligatoire d'épargne-retraite indien, qui s'apparente le plus au plan 401(k) américain, et Assurance sociale des salariés, le régime public d'assurance maladie et de prestations en espèces, ne peut pas être supprimé en faisant passer les personnes par un prestataire. Notre guide sur Conformité en matière de paie en Inde explique comment ces cotisations sont effectivement gérées à chaque cycle.
L'article 57 concerne tout particulièrement les équipes produit et ingénierie. Le recours à la main-d'œuvre contractuelle n'est pas autorisé pour les activités principales d'un établissement, sous réserve des exceptions énumérées, une autorité désignée étant chargée de déterminer ce qui relève de ces activités principales. Si le travail que vous sous-traitez correspond à la raison d'être de votre site en Inde, cette disposition constitue un enjeu majeur, et non une simple note de bas de page.
Dans quels cas les règles relatives au travail intérimaire s'appliquent-elles ?
Les seuils ont été modifiés en vertu des Codes, et la tendance était à la hausse. Les dispositions relatives au travail sous contrat s’appliquent lorsque 50 travailleurs sous contrat ou plus sont engagés, ce seuil ayant été relevé de 20 par rapport à la loi abrogée de 1970 sur le travail sous contrat (réglementation et abolition) de 1970, qui avait fixé ce seuil à 20. De plus, tout entrepreneur employant 50 travailleurs contractuels ou plus doit être titulaire d’une licence délivrée en vertu du chapitre XI du Code de la santé et de la sécurité au travail de 2020, la procédure d’octroi de cette licence étant prévue à l’article 47.
Les règlements de service, c'est-à-dire les règles officielles qu'un établissement doit certifier et respecter, s'appliquent désormais aux établissements comptant 300 salariés ou plus, conformément à l'article 28 du Code des relations industrielles de 2020, ce seuil ayant été relevé par rapport aux 100 salariés prévus par la loi de 1946.
Pour la plupart des employeurs étrangers qui recrutent une équipe de cinq à cinquante personnes en Inde, aucun de ces deux seuils n’est atteint. C’est une information vraiment utile à connaître, mais c’est aussi là que réside le piège : le fait de ne pas atteindre un seuil supprime l’obligation de déclaration, mais ne résout pas la question de l’identité de l’employeur. Cette question, elle, ne connaît aucun seuil. Notre guide explicatif sur Que signifie la notion d'« employé au sens de la loi » en Inde ? aborde la question des limites de ces définitions.
Quels sont les risques liés au co-emploi et à l'emploi conjoint en Inde ?
Les risques réels sont au nombre de trois. Un accord de co-emploi formalisé peut attribuer des responsabilités que la législation indienne ne vous autorise pas à déléguer. Un accord non formalisé risque de conduire à la conclusion que votre arrangement n’était qu’un stratagème visant à camoufler la réalité, ce qui transformerait les travailleurs contractuels en salariés directs de votre entreprise. Enfin, une société étrangère dont le personnel en Inde s’apparente à sa propre main-d’œuvre peut s’exposer à la qualification d’établissement stable sur le plan fiscal.
Quels sont les risques liés à un accord de co-emploi ?
Le premier risque concerne un contrat qui divise des obligations que le droit indien ne considère pas comme divisibles. Un contrat de prestation de services de type américain peut stipuler que le client n’est pas responsable du paiement des salaires. L’article 55 du Code de la santé et de la sécurité au travail de 2020 prévoit le contraire en cas de défaillance d’un prestataire, et la loi ne s’en remet pas à vos conditions commerciales.
Le deuxième point concerne la dérive sémantique. Si l'accord est présenté au salarié comme un « co-emploi », la conception qu'il se fait de son employeur fait alors partie intégrante du dossier probatoire, et celle-ci peut ne pas correspondre à vos documents administratifs. C'est précisément pour cette raison que nous veillons à ce que nos contrats de travail en Inde indiquent sans ambiguïté qu'il n'y a qu'un seul employeur.
Le troisième point est qu'un accord mal structuré n'est souvent qu'un simple classification erronée des travailleurs indépendants en portant de plus beaux vêtements. Si une personne travaille à temps plein, selon vos horaires, selon vos procédures, sous la responsabilité de votre supérieur hiérarchique, le fait de qualifier cette relation de « relation partagée » ne changera en rien la perception qu’en aura un tribunal.
Que se passe-t-il si les faits permettent de conclure à l'existence d'un emploi conjoint ?
Il n'existe pas de régime d'emploi conjoint en Inde ; ce qui se produit donc en réalité, c'est une situation de camouflage, comme dans le cas de la Steel Authority of India. Si un tribunal ou une juridiction conclut que le contrat de travail était fictif, purement nominal ou ne constituait qu'un simple camouflage, les travailleurs sont alors considérés comme des salariés directs de l'employeur principal, avec toutes les implications que cela comporte en matière de relation de travail.
Les conséquences découlent de la reclassification plutôt que d'une sanction spécifique liée au dispositif lui-même : cotisations rétroactives, prestations légales calculées à compter de la date effective de prise de fonction, protections en cas de licenciement et statut de salarié direct dans tout litige. Notre analyse détaillée de sanctions en cas de classification erronée des salariés en Inde explique en quoi consiste concrètement cette exposition.
Si vous souhaitez avoir un aperçu rapide de l'état actuel de votre configuration, notre Quiz sur les erreurs de classification passe en revue les critères qu'un évaluateur prendrait en compte.
Cela peut-il entraîner un risque d'établissement stable ?
C'est tout à fait possible, et c'est le risque que les employeurs étrangers négligent le plus souvent, car il relève de la compétence de l'administration fiscale plutôt que de celle des services du travail. Les accords conclus par une entreprise étrangère avec des salariés en Inde peuvent entraîner la constitution d'un établissement stable, ce qui fait entrer les bénéfices imputables dans le champ d'application de la fiscalité indienne.
Les critères généralement évoqués sont l’existence d’un établissement stable en Inde, d’un agent dépendant qui conclut habituellement des contrats au nom de la société, et de salariés exerçant des fonctions essentielles génératrices de revenus plutôt que des tâches de soutien. Les concepts déterminants sont ceux de « lien commercial » au sens de la loi de 2025 relative à l’impôt sur le revenu (loi n° 30 de 2025), qui a remplacé la loi de 1961 relative à l’impôt sur le revenu et s’applique aux exercices fiscaux commençant le 1er avril 2026 ou après cette date, en liaison avec l’article relatif à l’établissement stable de la convention de prévention de la double imposition applicable.
Remarquez comment cela s'articule avec tout ce qui précède. Plus vous contrôlez directement le travail des personnes en Inde, plus vous serez à l'aise avec l'analyse des conditions de travail à la suite de l'arrêt rendu dans l'affaire « International Airport Authority », et plus l'analyse fiscale méritera toute votre attention. Notre guide sur risque lié à l'établissement stable en Inde couvre la profondeur, et le Quiz sur les risques liés à l'éducation physique vous permet d'avoir un premier aperçu de vos propres données.
En quoi les critères américains relatifs à la notion d'« employeur conjoint » diffèrent-ils de l'approche indienne ?
Pour être honnête, il faut reconnaître qu’il ne s’agit pas du même type de question. Aux États-Unis, la notion d’« employeur conjoint » est une question réglementaire d’actualité et en constante évolution, sur laquelle les différentes agences apportent des réponses divergentes, et dont la réponse a changé à plusieurs reprises au cours des cinq dernières années. En Inde, la question n’est pas du tout posée de cette manière : il n’y a qu’un seul employeur, et ce sont les tribunaux qui déterminent de quelle entité il s’agit.
| Autorité | Test effectué | Situation au mois de juillet 2026 |
|---|---|---|
| NLRB (relations professionnelles) | L'employeur conjoint présumé doit exercer un contrôle direct et immédiat significatif sur les conditions essentielles d'emploi | La règle de 2020 figurant à l'article 29 CFR 103.40 constitue la norme en vigueur. La règle de 2023, dont la portée était plus large, a été annulée par un tribunal fédéral de district le 8 mars 2024 avant même d’entrer en vigueur, et le NLRB a supprimé son libellé du CFR par une règle définitive publiée le 27 février 2026. |
| DOL (réglementation relative aux salaires et aux horaires de travail au titre de la FLSA) | Il n'existe pas de réglementation d'application générale ; les tribunaux s'appuient sur la jurisprudence relative à la FLSA | La règle de 2020 relative à l'employeur commun au titre de la FLSA a été abrogée avec effet au 28 septembre 2021. Un projet de règle intitulé « Statut d’employeur conjoint au titre de la FLSA, de la FMLA et de la MSPA » a été publié le 23 avril 2026, proposant des normes distinctes « verticales » et « horizontales ». La période de consultation s’est achevée le 22 juin 2026 et ce projet n’est pas encore définitif. |
| EEOC (discrimination) | Critère du « droit de contrôle » en matière de mandat de droit commun | Conformément aux directives de l'EEOC relatives aux travailleurs intérimaires placés par des agences d'intérim, une agence d'intérim et son client sont généralement considérés conjointement comme des co-employeurs |
| Inde (Code du travail et jurisprudence) | Critères de contrôle : qui verse les salaires, qui peut licencier ou prendre des mesures disciplinaires, et qui dirige et contrôle le travail | Il n'existe pas de catégorie d'« employeur conjoint ». Les tribunaux désignent un seul employeur légal. Un employeur principal est soumis aux obligations énumérées dans le Code de la santé et de la sécurité au travail (OSH) de 2020 sans pour autant devenir l'employeur des travailleurs. |
Trois conséquences pratiques pour une entreprise américaine qui recrute en Inde. Premièrement, une note de conformité rédigée selon les critères du NLRB n’est pas transposable, car le critère indien n’accorde pas la même importance à la notion de contrôle. Deuxièmement, la tendance américaine à minimiser le contrôle direct afin d’éviter qu’une situation de « co-employeur » ne soit retenue n’est pas nécessaire en Inde dans le cadre de l’analyse du droit du travail, bien qu’elle reste importante sur le plan fiscal. Troisièmement, la question indienne à laquelle vous devriez réellement répondre est celle que personne ne pose : quelle est l’entité unique qui est l’employeur légal, et peut-elle le prouver ?
Les sources principales du côté américain sont les suivantes : Déclaration de la NLRB elle-même concernant le critère de l'employeur commun, le ministère du Travail avis de projet de réglementation concernant le statut d'employeur conjoint, et le Directives de l'EEOC relatives à l'application de la législation concernant les travailleurs intérimaires.
Comment devriez-vous organiser le recrutement en Inde pour éviter ces risques ?
Choisissez une structure dans laquelle une entité est clairement désignée comme l'employeur légal, puis veillez à ce que vos documents administratifs s'y conforment. Concrètement, cela signifie soit un « employeur de référence » (Employer of Record, EOR), dans le cadre duquel l'EOR emploie le personnel et vous en assurez la direction, soit votre propre entité en Inde, dans laquelle vous embauchez directement. Ce qui crée un risque, c'est la situation intermédiaire, où personne ne peut désigner un employeur unique et où aucun document administratif ne permet de le prouver.
| Facteur | Éléments indiquant la présence d'un EOR (employeur unique au sens juridique) | Fait référence à votre propre entité en Inde |
|---|---|---|
| Rapidité de pénétration du marché | Vous avez besoin de personnel opérationnel d'ici quelques semaines | Vous pouvez vous adapter à un délai de plusieurs mois pour la constitution de la société et son enregistrement |
| Niveau d'engagement | Tâter le terrain, ou une première équipe composée d'une poignée de personnes | L'Inde est un site d'implantation à long terme qui s'inscrit pleinement dans votre plan d'exploitation |
| Calendrier de l'extension | Les prévisions en matière d'effectifs sont incertaines ou font encore l'objet d'un examen | Une feuille de route claire en vue de la mise en place d'une équipe indienne plus importante ou d'un centre de compétences |
| Flexibilité de sortie | Vous souhaitez pouvoir vous détendre rapidement et en toute sérénité | Vous acceptez qu'une procédure formelle de liquidation soit mise en place si les prévisions venaient à changer |
Ce tableau constitue un point de départ, et non un verdict définitif. Nous effectuons généralement ces calculs avant de définir la structure, car la réponse dépend souvent du coût par personne pour la taille d'équipe que vous visez, plutôt que de considérations de principe. Notre comparaison de L'EOR par rapport à la création d'une entité en Inde aborde les compromis, les Comparateur EOR et entité fait le calcul, et le calculateur des coûts liés au personnel vous donne le coût total par recrutement. Si vous hésitez entre recourir à un prestataire EOR et embaucher vous-même du personnel une fois que l'entité est créée, L'EOR par rapport au recrutement direct en Inde C'est la comparaison la plus pertinente.
Que doivent indiquer vos contrats et vos dossiers ?
C’est au niveau de la documentation que se joue l’issue du litige en matière de camouflage, et la norme ne se résume pas à « nous avons un contrat ». Il s’agit plutôt de faire en sorte qu’un examinateur externe, à la lecture de vos dossiers, parvienne à la même conclusion que celle énoncée dans votre contrat. Cinq éléments doivent être cohérents dans tous les documents :
- Qui est l'employeur : une seule et même entité désignée comme employeur dans le contrat de travail, sur les bulletins de paie, dans les déclarations obligatoires et dans la lettre d'offre que la personne a effectivement reçue.
- Qui verse les salaires : Le versement est effectué depuis le compte de l'employeur légal vers le salarié, selon une fréquence définie, les retenues légales étant prélevées et versées par cette même entité.
- Qui est habilité à prendre des mesures disciplinaires et à licencier : Le pouvoir de licencier et d'engager une procédure disciplinaire appartient à l'employeur légal ; il s'exerce sur papier à en-tête de ce dernier, même si c'est vous qui avez soulevé la question.
- Qui dirige les travaux : ce qui est clairement stipulé dans le contrat de prestation en tant que rôle du client, et qui correspond à la manière dont les instructions sont effectivement transmises au quotidien.
- Ce qui a été dit au salarié : Les documents d'intégration, le guide d'entreprise et la signature électronique ne doivent pas présenter cette personne comme l'un de vos salariés si elle est employée par une autre entité.
Le type d'échec que l'on observe le plus souvent est celui d'un contrat irréprochable qui se heurte à une réalité opérationnelle contradictoire. Une lettre de licenciement envoyée sur papier à en-tête du client, ou un paiement effectué directement par la société mère étrangère, réduit à néant tout le soin apporté à la rédaction du contrat. Si la question fondamentale est de savoir si la personne doit réellement être considérée comme un salarié, commencez par Prestataire indépendant ou salarié en Inde et, si la réponse est « employé » mais que vous n'avez pas d'entité, recruter des salariés en Inde sans avoir de structure juridique sur place indique l'itinéraire.
Comment Wisemonk peut-il vous aider à recruter en respectant la réglementation en Inde ?
Wisemonk est un « employeur officiel » basé en Inde. Nous aidons les entreprises à recruter, rémunérer et gérer leurs collaborateurs en Inde sans avoir à créer de structure locale, et nous prenons en charge les formalités réglementaires liées à chaque cycle de paie afin que les cotisations au fonds de prévoyance, l’assurance sociale, la taxe professionnelle et les retenues à la source sur les revenus soient gérées correctement et dans les délais. Nous sommes l’unique employeur légal des personnes que nous vous plaçons, et c’est précisément pour cette raison que nous ne qualifions pas notre activité de « co-emploi ».
Nous travaillons avec plus de 300 clients à l'échelle mondiale, gérons plus de 2 000 collaborateurs en Inde et traitons plus de 20 millions de dollars de masse salariale annuelle. Nos clients nous attribuent la note suivante : 4,8 sur 5 sur G2, et notre Tarification de l'EOR À partir de 99 $ par employé et par mois, sans pourcentage sur la masse salariale ni frais imprévus.
- Employeur officiel : Nous agissons en tant qu'employeur légal par l'intermédiaire de notre Service EOR en Inde, en gérant le contrat de travail, en assurant le traitement des salaires et en effectuant les déclarations obligatoires, tandis que vous dirigez les travaux.
- Gestion de la paie et conformité réglementaire : notre service de gestion de la paie couvre la gestion mensuelle des versements au titre de la caisse de prévoyance et de l'assurance sociale des salariés, de la taxe professionnelle dans tous les États, ainsi que des retenues à la source au titre de l'impôt sur le revenu, pour les entreprises disposant déjà d'une entité en Inde.
- Recours à un prestataire par l'intermédiaire d'un prestataire attitré : lorsqu'une véritable relation de sous-traitance s'impose, notre Entrepreneur attitré Ce service gère les contrats, la facturation et les contrôles de conformité qui permettent de garantir la validité de la classification.
- Recrutement : notre Équipe de recrutement en Inde identifie et présélectionne les candidats sur le marché local, ce qui est essentiel lorsque vous ne disposez d'aucune présence sur le terrain en matière de recrutement.
- Matériel et accompagnement à l'intégration : Nous nous chargeons de l'achat, de la configuration et de l'expédition d'ordinateurs portables et d'autres appareils destinés à nos collaborateurs dans différentes villes indiennes, et nous assurons leur intégration dès le premier jour afin que chaque nouvelle recrue soit opérationnelle dès la première semaine.
Nous proposons des services de récupération assistée du pétrole (EOR) en Inde et nous nous développons rapidement sur les marchés américain et britannique.
Vous ne savez pas quelle structure choisir pour votre recrutement en Inde ?
Dites-nous qui vous souhaitez recruter et nous vous présenterons la structure conforme, le coût réel et les risques qu'il convient de prendre au sérieux.
Ce que disent nos clients
Des entreprises des États-Unis, du Royaume-Uni et d'Europe nous font confiance pour constituer leurs équipes rapidement et dans le respect des réglementations. Voici ce qu'en disent nos clients :
« Je suis très heureux d’avoir découvert Wisemonk. Travailler avec eux a été un véritable plaisir, et leur souci du détail est impressionnant. Ils nous ont aidés à comprendre leur modèle tarifaire, à trouver des candidats hautement qualifiés, à les rencontrer, puis à les intégrer au sein de notre équipe. Je leur ai communiqué les critères correspondant au profil que nous recherchions, et ils ont tenu leurs promesses. Les personnes qu’ils ont su trouver comptent parmi les meilleurs ingénieurs avec lesquels j’ai jamais travaillé. Je recommande Wisemonk à toute personne ayant besoin d’une aide au recrutement. »
- Dan Sampson, responsable de l'ingénierie chez Cobu
Frequently asked questions
Quelle est la différence entre le « co-emploi » et l'« emploi conjoint » ?
Le co-emploi est un accord contractuel conclu et consigné par écrit entre deux organisations, généralement un client et une société de gestion des ressources humaines (PEO). L'emploi conjoint est un statut attribué par un tribunal ou une autorité après examen des faits, souvent de manière involontaire. Le co-emploi est défini à l'avance ; l'emploi conjoint est constaté a posteriori, parfois à la suite d'une réclamation.
Quels sont les risques liés au co-emploi ?
Les principaux risques sont une responsabilité floue en matière de salaires et d'avantages sociaux, l'exposition à des réclamations liées à l'emploi auxquelles vous ne vous attendiez pas, et le fait qu'une autorité de régulation vous considère comme l'employeur de salariés figurant sur la liste de paie d'un tiers. Un manque de documentation aggrave chacun de ces risques, car ce sont alors les faits qui tranchent la question.
Qu'est-ce que la règle de l'employeur conjoint ?
Aux États-Unis, il s'agit du critère utilisé par une agence pour déterminer si deux entreprises sont toutes deux les employeurs d'un même salarié. La règle en vigueur de 2020 du NLRB exige un contrôle substantiel, direct et immédiat sur les conditions essentielles d'emploi. Le ministère du Travail ne dispose d'aucune règle d'application générale à compter de juillet 2026.
La législation indienne reconnaît-elle la notion de « co-emploi » ou d'« emploi conjoint » ?
Il ne s'agit pas de catégories légales. Ni la notion de « co-emploi » ni celle d'« emploi conjoint » ne figurent dans les dispositions définitoires des codes du travail indiens. Les tribunaux identifient un employeur unique en s'appuyant sur des critères de contrôle : qui verse les salaires, qui peut licencier ou prendre des mesures disciplinaires, et qui dirige le travail au quotidien. Un employeur principal peut assumer certaines obligations sans pour autant être l'employeur.
Le concept d'« employeur officiel » correspond-il à celui de « co-emploi » ?
Non. Dans le cadre d'un accord EOR conclu avec Wisemonk en Inde, nous sommes l'unique employeur légal de la personne que vous recrutez : celle-ci figure sur notre liste de paie et est sous contrat avec nous, tandis que c'est vous qui dirigez le travail. Il s'agit donc d'un seul employeur, et non de deux, c'est pourquoi nous ne qualifions pas ce dispositif de « co-emploi ».
Qui est responsable si un entrepreneur ne paie pas ses travailleurs contractuels en Inde ?
En vertu de l'article 55 du Code de 2020 relatif à la sécurité, à la santé et aux conditions de travail, le sous-traitant verse les salaires par voie électronique. Si le sous-traitant ne procède pas au paiement dans le délai imparti, l'employeur principal est tenu de verser l'intégralité des salaires ou le solde impayé, puis de se faire rembourser ce montant par le sous-traitant.
Le recrutement en Inde peut-il entraîner un risque lié à l'établissement stable ?
C'est possible. Lorsqu'une société étrangère dispose d'un établissement stable en Inde, d'un mandataire qui conclut habituellement des contrats ou de personnel exerçant des fonctions essentielles liées au chiffre d'affaires, les autorités fiscales peuvent considérer qu'il existe un lien commercial au sens de la loi de 2025 relative à l'impôt sur le revenu et imputer les bénéfices à l'Inde.
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