BLS américain : 7,2 millions d'offres d'emploi en janvier 2026, le marché du travail reste tendu
Le Bureau des statistiques du travail a revu à la hausse le nombre d'offres d'emploi pour janvier 2026 de 294 000, le portant à 7,2 millions, selon la publication JOLTS de février 2026. Dans le même temps, le nombre d'embauches a été revu à la hausse de 53 000 pour atteindre 5,3 millions, tandis que le nombre total de départs s'est établi à 5,1 millions. Le taux de licenciements et de cessations d’emploi est resté stable à 1,1 %. Dans l’ensemble, ces révisions montrent que le marché du travail américain est nettement plus tendu que ne le laisserait supposer la vague de licenciements très médiatisés dans le secteur des technologies.
Ce que révèlent les données
Le rapport JOLTS de février 2026, qui intègre les révisions de janvier, fait état de 6,9 millions d'offres d'emploi pour le mois de février lui-même, tandis que les embauches ont reculé à 4,8 millions. Ces chiffres ne sont pas ceux d'un marché en déclin. Avant la pandémie, le nombre d'offres d'emploi aux États-Unis se situait en moyenne entre 5 et 6 millions. Le niveau actuel, même s'il est en baisse par rapport à son pic post-pandémique, reste bien supérieur à cette référence historique.
Si l'on examine de plus près les données relatives aux embauches, la pression apparaît plus clairement. Les 7,2 millions d'offres d'emploi enregistrées en janvier, contre 5,3 millions d'embauches selon le Bureau américain des statistiques du travail, signifient qu'environ 1,9 million de postes sont restés vacants en un seul mois. Ce type de déséquilibre persistant indique une pénurie structurelle plutôt que conjoncturelle. Les employeurs publient des offres d’emploi. Mais ils ne trouvent tout simplement pas les bons candidats, en particulier pour les postes techniques et d’ingénierie, où le vivier de talents disponible aux États-Unis n’a jamais réussi à suivre le rythme de la demande.
Les licenciements en disent long. À 1,1 %, le taux de licenciements et de départs est resté pratiquement inchangé. Bureau américain des statistiques du travail. Les suppressions d'emplois au sein de grandes entreprises technologiques ont fait la une des journaux, mais il s'agit d'événements ponctuels, et non d'un signe révélateur de la situation globale du marché. Les données globales sur les départs brossent un tableau bien plus stable.
Ce que cela implique pour le recrutement de profils techniques
Un marché de l'emploi comptant 7 millions de postes vacants pose de réels problèmes aux entreprises qui ont besoin dès maintenant de talents en ingénierie. Le recrutement d'un ingénieur logiciel senior à San Francisco ou à New York coûte toujours entre 150 000 et 200 000 dollars, voire plus, par an, hors avantages sociaux, actions et frais généraux. Selon le Wisemonk India Investment Intelligence 2026, un développeur senior de niveau équivalent en Inde coûte entre 30 000 et 50 000 dollars, soit une réduction de 60 à 70 %. Sur un marché national tendu, cet écart n'est pas négligeable. Il modifie en profondeur la manière dont les entreprises établissent leur budget en matière de ressources d'ingénierie.
Les visas H-1B, qui constituaient autrefois un mécanisme courant pour recruter des ingénieurs à l'échelle mondiale, s'accompagnent désormais de coûts supplémentaires et d'une part d'imprévisibilité. Les frais de dossier et les honoraires juridiques s'élèvent à plusieurs milliers par candidat, et des délais de traitement compris entre deux et sept mois ce qui fait que la procédure est rarement assez rapide pour les entreprises ayant des besoins de recrutement urgents. L'incertitude politique entourant ce programme aggrave encore davantage ce risque. Pour les entreprises qui ne peuvent pas se permettre d'attendre la fin des délais d'immigration, recruter des ingénieurs indiens à distance est devenue une stratégie principale plutôt qu'une solution de repli.
Le volet « offre » de cette équation est considérable pour l'Inde. Selon le rapport, le secteur des technologies de l'information et de la gestion des processus métier (BPM) du pays devrait atteindre un chiffre d'affaires de 315,4 milliards de dollars au cours de l'exercice 2026, soit une croissance de 6,1 % par rapport à l'année précédente, selon le Rapport d'analyse de Wisemonk sur les services informatiques en Inde à l'horizon 2026. L'Inde forme chaque année 2,5 millions de diplômés dans les domaines des sciences, de la technologie, de l'ingénierie et des mathématiques (STEM) et compte plus de 120 000 professionnels de l'intelligence artificielle et de l'apprentissage automatique répartis dans des centres d'excellence spécialisés. Alors que les États-Unis comptent environ 300 000 ingénieurs qualifiés en apprentissage automatique pour plus d'un million de postes à pourvoir, selon les données de Wisemonk's Guide pour le recrutement de développeurs spécialisés en IA, La richesse des talents en Inde n'est pas un simple atout. Elle est essentielle.
Pour les entreprises américaines qui souhaitent agir rapidement sans créer de société à l'étranger, Services d'« employeur officiel » fournir l'infrastructure opérationnelle nécessaire pour recruter en Inde en toute conformité en l'espace de quelques jours. Des prestataires EOR spécialisés dans le marché indien, tels que Wisemonk, se chargent des contrats de travail, de la gestion de la paie, des avantages sociaux obligatoires et de la conformité fiscale, tandis que l'équipe américaine conserve l'entière maîtrise de la gestion. Recrutement en Inde par l'intermédiaire d'un prestataire EOR élimine les obstacles liés à la conformité qui empêchent de nombreuses entreprises de tirer parti d'un avantage que les données rendent de plus en plus difficile à ignorer. Les fondateurs qui réfléchissent à leur prochain recrutement d'ingénieur sont de plus en plus Analyse financière d'un centre de développement offshore avant même qu'ils ne publient une offre d'emploi aux États-Unis.
Que regarder ensuite ?
Les publications JOLTS des mois de mars et avril permettront de déterminer si la baisse des embauches enregistrée en février, à 4,8 millions, marque le début d'un ralentissement plus général ou s'il s'agit d'un phénomène saisonnier. Surveillez parallèlement le taux de démissions. À environ 2,0 % ces derniers mois, le nombre de démissions se situe à son plus bas niveau depuis près d'une décennie, ce qui indique que la confiance des salariés dans le marché de l'emploi est plus fragile que ne le laisse supposer le chiffre global des offres d'emploi.
La politique relative aux visas H-1B reste un facteur déterminant. Tout nouveau durcissement des conditions d'octroi de ces visas tend à orienter la demande vers stratégies de recrutement d'ingénieurs à distance plutôt que de la freiner. Le lien entre les restrictions nationales en matière d'immigration et la demande de main-d'œuvre à l'étranger est désormais direct et évolue rapidement.
Du côté de l'Inde, la NASSCOM prévoit que l'écosystème du CCG comptera entre 2 100 et 2 200 centres d'ici 2030, avec un chiffre d'affaires compris entre 99 et 105 milliards de dollars. Un plus grand nombre de centres signifie davantage de talents expérimentés évoluant au sein d’environnements d’ingénierie structurés, ce qui enrichit le vivier de techniciens confirmés auquel les entreprises américaines peuvent avoir accès. Et cet avantage s’amplifie au fur et à mesure que le marché se développe, plutôt que de s’estomper. Pour une vue d’ensemble complète de Pourquoi les entreprises américaines externalisent-elles leurs activités d'ingénierie en Inde ?, les données macroéconomiques et la réalité sur le terrain vont désormais dans le même sens.
Sept millions de postes vacants, ce n’est pas un chiffre que le marché du travail peut combler du jour au lendemain. La révision de janvier confirme que la demande de talents techniques reste structurellement élevée, et que les contraintes d’offre nationales à l’origine de ce chiffre n’ont pas changé. Les entreprises qui renforcent aujourd’hui leurs capacités d’ingénierie en recrutant en Inde ne suivent pas une tendance. Elles résolvent un problème que les données JOLTS mettent en évidence depuis près de trois ans.
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