- Le taux standard de la GST en Inde est de 18 %, et c'est ce taux que les employeurs internationaux rencontrent le plus souvent lorsqu'ils font appel à des prestataires, des consultants ou des prestataires de services d'« employeur de référence » indiens.
- La réforme de la GST 2.0 en Inde, qui entrera en vigueur le 22 septembre 2025, a simplifié la structure en quatre tranches d'imposition : 0 %, 5 %, 18 % et 40 %. Les anciennes tranches de 12 % et 28 % ont été intégrées à ces nouvelles tranches, et les services professionnels relèvent désormais clairement de la tranche de 18 %.
- Une entreprise étrangère ne peut être exonérée de la GST indienne sur les prestations fournies par des prestataires indiens que si ces prestations sont considérées comme une exportation à taux zéro au sens de l'article 2, paragraphe 6, de la loi sur l'IGST. Le simple fait d'effectuer le paiement en devises étrangères ne suffit pas ; le lieu de prestation doit également se situer en dehors de l'Inde.
- La loi de finances de 2026 a supprimé la règle spéciale relative au lieu de prestation pour les services d'intermédiation (dont la date d'entrée en vigueur est fixée par un avis de la CBIC). Les prestations de facilitation authentiques et pures fournies à un client étranger peuvent désormais être considérées comme des exportations à taux zéro, mais cette modification ne s’applique pas aux prestations dont la substance est consommée en Inde, telles que la vente à des clients indiens ou la prestation de services à ces derniers, la recherche de fournisseurs indiens ou la rédaction de contrats liés à l’Inde. Wisemonk explique les implications pratiques pour les équipes de recrutement internationales dans cet article Guide sur l'enregistrement à la GST destiné aux entreprises américaines qui embauchent en Inde.
- Les salaires versés aux salariés indiens ne relèvent absolument pas du régime de la GST. En revanche, les honoraires perçus par l’EOR auprès du client étranger sont soumis à une IGST de 18 % sur le montant total de la facture, et ce taux de 18 % doit être pris en compte dans le coût global de la mission.
Le taux standard de la GST en Inde est de 18 %, et c'est ce taux que les entreprises étrangères doivent prendre en compte lorsqu'elles achètent des services professionnels, techniques ou administratifs auprès d'un prestataire indien. L'Inde applique une taxe sur les biens et services (GST) basée sur la destination, et après la réforme de 2025, les tranches d'imposition seront de 0 %, 5 %, 18 % et 40 %. La quasi-totalité des services auxquels une entreprise internationale a recours en Inde relève de la tranche d'imposition de 18 %.
Cela dit, le taux en lui-même ne représente que la moitié de la question. Ce qui détermine en réalité si vous payez 18 % dans la pratique, c’est l’identité du prestataire du service, le lieu où la loi considère que le service est fourni, et le fait de savoir si la prestation répond aux critères d’exportation de services.
Ce guide vous explique le fonctionnement de la structure des taux de la TVA à compter de 2026, date à laquelle le taux de 18 % s'appliquera aux payeurs étrangers, et compare les différents modèles de recrutement courants.
Si vous privilégiez le recrutement de collaborateurs à temps plein plutôt que la collaboration sur des projets, vous pouvez consulter notre guide complémentaire sur recrutement de salariés en Inde à côté de celui-ci.
Quel est le taux de la GST en Inde ?
La GST indienne comporte quatre tranches d'imposition : 0 % pour les produits de première nécessité et les articles exonérés, 5 % pour certains biens et services de moindre priorité, 18 % comme taux standard pour la majorité des biens et services, et 40 % pour les catégories dites « de luxe » et « de débauche ».
Pour les entreprises étrangères, la seule tranche qui compte dans le cadre de leurs activités quotidiennes est celle de 18 %, car c'est le taux appliqué aux services professionnels, aux services logiciels, aux fonctions de soutien, au marketing, au conseil et à la plupart des autres catégories de prestations qu'un employeur international ferait appel à l'Inde.
La GST est perçue sous deux formes principales :
- La CGST et la SGST, appliquées conjointement aux livraisons intra-étatiques en Inde
- L'IGST, qui s'applique aux livraisons interétatiques et aux transactions transfrontalières dans lesquelles l'une des parties est établie en dehors de l'Inde
Lorsqu'une entreprise étrangère reçoit une facture d'un prestataire indien pour une prestation imposable, la taxe indiquée est l'IGST au taux de 18 %. La répartition entre la CGST et la SGST relève de la comptabilité interne indienne et n'a aucune incidence sur le payeur étranger.
D'après notre expérience dans l'accompagnement d'entreprises étrangères souhaitant recruter des talents indiens, ce chiffre de 18 % fait souvent l'objet de deux interprétations erronées. Certaines équipes partent du principe qu’il ne s’applique jamais, car elles effectuent leurs paiements depuis l’étranger en dollars américains ou en livres sterling. D’autres partent du principe qu’il s’applique systématiquement et supportent ainsi un coût qu’elles n’auraient pas dû supporter. La réponse exacte dépend du lieu juridique de prestation, et c’est là qu’interviennent les dispositions de l’article 13 de la loi sur la taxe sur les biens et services intégrée (IGST).
| Tranche de la GST | Ce qu'il couvre | Pertinence pour les employeurs étrangers |
|---|---|---|
| 0 % (exonéré) | Les denrées alimentaires non transformées, les services de santé et d'éducation de base, certaines exportations | La plupart des exportations de services à destination d'un client étranger sont soumises à un taux zéro, et non exonérées. Il s'agit d'un mécanisme différent, mais le résultat effectif est le même : aucune imposition. |
| 5 % | Biens de première nécessité, transports, secteur de l'hôtellerie-restauration d'entrée de gamme, certains services spécifiques | Cela concerne rarement les dépenses habituelles d'un employeur étranger en matière de services en Inde. |
| 18 % | Services professionnels et aux entreprises, logiciels, informatique et services informatiques (ITeS), conseil, marketing, assistance, télécommunications, la plupart des biens | Il s'agit du taux qui s'applique à la quasi-totalité des catégories de services que les entreprises internationales achètent en Inde. |
| 40 % | Tabac, boissons gazeuses et caféinées, voitures haut de gamme, paris, jeux d'argent en ligne | Tarif « péché » et « luxe ». Ne s'applique pas aux dépenses liées à l'emploi standard ou aux services. |
Quels changements ont été apportés aux taux de la GST en Inde en 2025 et 2026 ?
La 56e réunion du Conseil de la GST a défini une structure tarifaire simplifiée, baptisée « GST 2.0 », qui est entrée en vigueur le 22 septembre 2025. Les anciennes tranches d'imposition de 12 % et 28 % ont été en grande partie supprimées et les produits qui y relevaient ont été reclassés dans les tranches de 5 % ou 18 %.
Une nouvelle tranche d'imposition de 40 % a été instaurée pour un ensemble restreint de catégories de produits de luxe et de produits pénalisés. Le taux standard de 18 % est resté inchangé et continue de s'appliquer par défaut à la plupart des biens et des services.
La deuxième modification concerne plus spécifiquement les opérations transfrontalières. L'article 157 de la loi de finances de 2026 a supprimé l'article 13, paragraphe 8, point b), de la loi sur la taxe sur les biens et services intégrée (IGST). Cette disposition fixait auparavant le lieu de prestation des services d'intermédiation au lieu d'établissement du prestataire indien.
Il en résultait que les agents et intermédiaires indiens travaillant pour le compte de clients étrangers se voyaient facturer une GST de 18 %, même si leur client était situé hors d'Inde. Cette clause ayant été supprimée, un véritable intermédiaire travaillant pour le compte d'un destinataire étranger peut désormais appliquer la règle par défaut relative à la localisation du destinataire et potentiellement bénéficier du statut d'exportation.
Il convient de garder à l'esprit deux mises en garde :
- La date exacte d'entrée en vigueur est fixée par un avis de la CBIC. Le champ d'application sectoriel prévoit le 30 mars 2026, mais la date d'entrée en vigueur pour toute livraison transfrontalière spécifique doit être vérifiée au regard de l'avis de la CBIC avant de se fonder sur le nouveau régime.
- Le critère de fond permettant de déterminer ce qui constitue un intermédiaire, défini à l'article 2, paragraphe 13, de la loi sur la taxe sur les biens et services intégrée (IGST) et précisé dans la circulaire n° 159/15/2021 de la CBIC, n'a pas changé. La dénomination figurant dans le contrat ne prévaut pas sur les faits relatifs à la mission.
Il est essentiel de noter que cette modification ne s'applique qu'à des situations bien précises : un véritable travail de facilitation, à part entière, pour un client étranger, dans le cadre duquel aucune partie de la prestation n'est consommée en Inde. Lorsque l'objet principal du travail consiste à développer ou à desservir le marché indien, cette modification n'a aucune incidence sur le résultat. Ces prestations restent imposables selon les principes habituels du lieu de prestation, car l’avantage économique est réalisé en Inde.
Dans quels cas le taux de 18 % de la TVA s'applique-t-il aux entreprises étrangères ?
Une IGST de 18 % s'applique dès lors qu'un service fourni par un prestataire indien est juridiquement considéré comme fourni en Inde. Dans la pratique, cela se produit dans trois cas de figure : le travail est physiquement effectué en Inde, le travail vise à développer ou à desservir le marché indien pour le compte de la société étrangère, ou la société étrangère dispose d’une présence imposable en Inde qui est le véritable destinataire du service.
Les entreprises sous-estiment souvent la première catégorie. Un consultant venant en avion pour animer une formation, un ingénieur effectuant une installation sur site ou un testeur travaillant sur des marchandises se trouvant en Inde seront tous considérés comme fournissant des services en Inde, en vertu de l’article 13, paragraphe 3, de la loi sur l’IGST. Le fait que la facture mentionne une adresse à l’étranger et soit réglée en dollars américains n’y change rien. La même logique s’applique aux opérations d’inspection, de réparation, d’essais physiques et à tout travail pour lequel la présence physique du prestataire ou des marchandises ancre la prestation sur le territoire indien.
Le deuxième cas de figure est celui que les employeurs internationaux interprètent le plus souvent de manière erronée, car il ne dépend pas de la présence physique d’une personne en Inde. Chaque fois qu’un ressortissant indien est engagé pour développer ou desservir le marché indien pour le compte d’une entreprise étrangère, le travail est, en substance, consommé en Inde et est soumis à une GST de 18 %. La section suivante passe en revue les missions dans lesquelles cette situation se présente le plus souvent.
Quelles prestations destinées à l'Inde sont soumises à une TVA de 18 % ?
Si le bénéfice économique tiré de l'activité est réalisé sur le marché indien, le bénéfice de l'exonération à l'exportation est perdu. Les exemples ci-dessous sont ceux que l'on rencontre le plus souvent. Ils sont donnés à titre indicatif et ne constituent pas une liste exhaustive ; toute activité comparable orientée vers l'Inde doit être considérée comme imposable jusqu'à ce qu'elle ait été vérifiée auprès d'un conseiller fiscal indien qualifié :
- Vendre à des clients indiens: Le fait de faire appel à une personne indienne pour générer et conclure des ventes des produits ou services d'une société étrangère auprès de clients en Inde. La prospection de commandes, la négociation et la facilitation de la vente constituent une activité d'agence ou d'intermédiation, historiquement imposable en Inde au taux de 18 %. Le simple conseil ou la stratégie de marché pour son propre compte peut encore être considéré comme une exportation ; c’est la sollicitation de commandes qui fait basculer la situation.
- Assurer le service après-vente ou l'assistance aux clients indiens: Gestion de compte, accompagnement client ou service client destinés aux clients indiens d'une entreprise étrangère. Étant donné que le service est utilisé par des clients situés en Inde, il est considéré comme fourni en Inde et est soumis à une GST de 18 %. Cela couvre la plupart des accords de type « nous nous occupons de vos clients en Inde ».
- Mise en place d'un réseau de fournisseurs ou d'une chaîne d'approvisionnement en Inde: L'identification, la sélection, l'intégration et la gestion de prestataires indiens, ou l'identification de fournisseurs indiens destinés à approvisionner la société mère étrangère. Il s'agit là d'activités classiques de commissionnaire et de facilitation, historiquement soumises à une taxe de 18 % en Inde. Une prestation véritablement substantielle réalisée pour son propre compte, telle qu’un rapport indépendant de diligence raisonnable ou d’approvisionnement établi pour le compte de l’entreprise, plutôt que l’organisation de l’approvisionnement en tant qu’agent, peut modifier l’analyse ; toutefois, par défaut, les activités de facilitation sont soumises à la GST.
- Rédaction juridique de contrats relatifs à l'Inde: Rédaction ou conseil en matière de contrats régissant les relations de la société étrangère avec ses clients, ses fournisseurs ou ses activités en Inde. Lorsque les produits sont destinés à être utilisés et consommés en Inde, cette opération est considérée comme une prestation destinée au marché indien, soumise à une GST de 18 %, même si le client mandant est situé à l'étranger.
- Autres missions axées sur l'Inde: Ce raisonnement s'applique à toute activité dont les retombées profitent au marché indien. L’entrée sur le marché et l’accompagnement en matière de réglementation ou de conformité pour exercer une activité en Inde, le recrutement ou la recherche de talents en Inde, les opérations sur le terrain ou la coordination logistique, le recouvrement de créances ou le suivi des créances auprès de parties indiennes, la gestion des distributeurs ou des canaux de distribution en Inde, ainsi que les prestations de livraison ou de formation sur site réalisées en Inde relèvent tous de la même catégorie.
Le point commun à toutes ces situations est que l'activité développe ou dessert le marché indien pour le compte de l'entreprise étrangère. L'avantage économique est réalisé sur le marché indien ; c'est donc l'Inde qui impose ce service. L’adresse étrangère figurant sur la facture ne modifie pas le lieu de prestation, et une entité étrangère non enregistrée à la GST indienne ne peut généralement pas récupérer ces 18 % au titre du crédit de TVA en amont, ce qui en fait un coût réel. En cas de doute, demandez-vous où le bénéfice de la prestation est consommé. Si la réponse est « en Inde », prévoyez un taux de 18 %.
Dans quels cas les prestations de services indiennes peuvent-elles bénéficier d'une exonération fiscale pour une entreprise étrangère ?
En vertu de l'article 2, paragraphe 6, de la loi sur l'IGST, un prestataire de services indien ne peut considérer une prestation fournie à un client étranger comme une exportation à taux zéro que si les cinq conditions suivantes sont remplies simultanément : le prestataire se trouve en Inde, le destinataire se trouve hors d’Inde, le lieu de prestation se situe hors d’Inde conformément aux règles de l’article 13, le paiement est perçu en devises convertibles, et le prestataire et le destinataire ne sont pas de simples succursales d’une même personne morale.
Les conditions n° 1, 2 et 4 sont généralement faciles à remplir. La condition qui pose le plus souvent problème est celle relative au lieu de livraison. Si l'article 13 situe la livraison en Inde, la demande d'exonération à l'exportation est rejetée et un taux de 18 % s'applique à la facture. La cinquième condition s’applique dans un nombre plus restreint de cas : en vertu de l’article 8 de la loi sur la taxe sur les biens et services (IGST), une succursale indienne et son siège social à l’étranger sont considérés comme une seule et même personne morale ; par conséquent, une facturation émise par une succursale à l’intention de son siège social ne peut pas être considérée comme une exportation. Une filiale indienne distincte constitue une personne morale différente et ses livraisons à une société mère étrangère peuvent être éligibles, ce qui est confirmé par la circulaire n° 161/17/2021-GST de la CBIC.
Pour les travailleurs indépendants et les petites entreprises de services indiennes effectuant des prestations à distance pour leur propre compte au profit d’un client étranger, le statut de taux zéro est accessible sur le plan opérationnel par le biais de la « lettre d’engagement », qui leur permet de facturer à 0 % sans avoir à payer l’IGST à l’avance. Il s’agit du mécanisme standard applicable aux prestations à distance réelles fournies à un client étranger. Si vous souhaitez découvrir comment cela se passe concrètement lors du paiement direct de particuliers, consultez notre guide sur recrutement et rémunération des prestataires en Inde vous explique en détail les aspects pratiques.
| Type de mission | Lieu de livraison habituel | Conséquences de la GST pour le payeur étranger |
|---|---|---|
| Un développeur indien travaille à distance depuis l'Inde pour une entreprise américaine de SaaS et est rémunéré en dollars américains | En dehors de l'Inde (règle par défaut) | Exportation à taux zéro. Taux de GST de 0 % sur la facture, aucune obligation fiscale en Inde pour la société étrangère. |
| Un consultant indien se rend à Bengaluru pour animer un atelier en présentiel destiné à un client étranger | Inde (spectacle en direct) | Soumis à une taxe IGST de 18 %. L'adresse à l'étranger figurant sur la facture n'a aucune incidence sur le résultat. |
| Une société de services indienne gère, pour son propre compte, une fonction administrative pour le compte d'un client britannique | En dehors de l'Inde (règle par défaut) | L'exportation est exonérée si la prestation concerne un service pour compte propre et non une prestation de facilitation. |
| Prestataire indien exerçant des activités tournées vers l'Inde (vente ou prestation de services à des clients indiens, recours à des fournisseurs indiens ou rédaction de contrats liés à l'Inde) | Inde (consommé en Inde) | Le montant total de la facture est soumis à une taxe IGST de 18 %. La suppression de l'article 13, paragraphe 8, point b), en 2026 ne modifie en rien cette disposition lorsque les prestations sont consommées en Inde. |
| Employeur officiel (EOR) indien chargé d'embaucher et de rémunérer un salarié en Inde pour le compte d'un client étranger | Inde (service intégré fourni en Inde) | Le montant total de la facture de l'EOR est soumis à une IGST de 18 %. Les salaires versés par l'EOR au salarié concerné ne sont absolument pas soumis à la GST. |
| Agent indien qui se contente de faciliter les approvisionnements entre un mandant étranger et des acheteurs indiens, sans intervenir pour son propre compte | Avant la suppression de l'article 13, paragraphe 8, point b), en 2026 : l'Inde. Après (sous réserve d'une notification de la CBIC) : le lieu d'établissement du destinataire | Avant la modification : 18 %. Après la modification : peut être considéré comme une exportation exonérée, à condition que l'activité constitue une véritable prestation de facilitation et que la marchandise ne soit pas consommée en Inde. |
| La succursale indienne d'une société étrangère approvisionne le siège social à l'étranger | Inde (même personne morale) | Il ne s'agit pas d'une exportation. Cela ne satisfait pas au critère des « personnes distinctes » prévu à l'article 2, paragraphe 6, point v). |
| La filiale indienne d'une société mère étrangère approvisionne cette dernière pour son propre compte, contre paiement en devises étrangères | En dehors de l'Inde (règle par défaut) | Cette exportation peut bénéficier d'un taux zéro conformément à la circulaire n° 161/2021 de la CBIC, pour autant que les conditions requises soient remplies. |
Comment fonctionne la GST lorsque des entreprises étrangères versent des paiements à des prestataires indiens ?
Lorsqu’une entreprise étrangère rémunère directement un travailleur indépendant ou un prestataire indien, c’est cette personne indienne qui est considérée comme le prestataire et c’est à elle qu’il incombe de se conformer aux règles relatives à la GST. Pour les prestations fournies à distance, telles que le développement de logiciels, la conception, la création de contenu, le marketing numérique ou le conseil, réalisées depuis l’Inde pour un client étranger, la règle par défaut considère que la prestation est fournie en dehors de l’Inde et qu’elle peut donc être considérée comme une exportation à taux zéro. Dès que le prestataire dépasse le seuil d’enregistrement à la GST, fixé à 20 lakhs de chiffre d’affaires annuel, l’enregistrement devient obligatoire et il doit déposer une lettre d’engagement afin de pouvoir facturer à 0 % sans payer l’IGST à l’avance. Les prestataires dont le chiffre d’affaires est inférieur à ce seuil ne sont pas tenus de s’enregistrer ; dans ce cas, aucune GST n’est facturée sur leurs factures.
Ce traitement fiscal favorable ne s'applique que tant que les prestations du prestataire constituent véritablement un service fourni à la société étrangère et ne visent pas le marché indien. Dès lors que le prestataire vend, en substance, à des clients indiens, leur fournit des services, fait appel à des fournisseurs indiens ou rédige des contrats destinés au marché indien, l’analyse bascule dans la catégorie « orientée vers l’Inde » évoquée ci-dessus et le taux de 18 % s’applique, indépendamment de la facturation à l’étranger.
Deux autres problèmes se posent dans la pratique. Le premier est que les prestataires dont le chiffre d’affaires est inférieur au seuil de la GST ne s’enregistrent pas du tout ; or, lorsqu’ils dépassent ce seuil, ils ajoutent soudainement 18 % à leurs factures de manière rétroactive ou répercutent la taxe accumulée lors des négociations tarifaires. La seconde est une classification erronée : une relation avec un prestataire qui, d’un point de vue économique, s’apparente à un contrat de travail peut être reclassée par les autorités indiennes, ce qui entraîne des conséquences en matière de GST et de droit du travail. Nous avons abordé ces dynamiques dans notre article sur les risques liés au paiement des prestataires dans le cadre des opérations transfrontalières en Inde.
Nous avons régulièrement constaté que les payeurs étrangers partent du principe que leur trésorerie est totalement exclue du champ d’application de la GST indienne, car ils ne font que transférer des fonds vers l’étranger. Cela est globalement exact en ce qui concerne les sorties de fonds, mais le mécanisme d’autoliquidation décrit plus loin dans ce guide peut, dans certaines situations spécifiques, faire réapparaître une obligation fiscale au titre de la GST dans cette relation. Il est plus prudent de se baser sur le lieu où se trouve le destinataire légal et sur le lieu où la prestation est consommée plutôt que sur l’origine du paiement.
Comment la GST s'applique-t-elle lorsqu'une entreprise étrangère fait appel à un prestataire de services EOR ou à un prestataire de services indien ?
Lorsqu'une entreprise étrangère fait appel à une société de services indienne ou à une Employeur officiel, l'entité indienne est le fournisseur légal et se charge de l'analyse relative à la GST. Le résultat dépend de ce que l'entité indienne fournit effectivement, et ces deux cas de figure méritent d'être examinés séparément.
Confier le travail à une société indienne de conseil ou de services
Pour une société de conseil indienne effectuant, à distance et pour son propre compte, des prestations pour le compte d’un client étranger (services administratifs, techniques, de contenu, de conception ou de conseil en ligne), cette prestation peut être considérée comme une exportation à taux zéro selon le critère standard. Si la société de conseil sous-traite à un indépendant indien, la facture nationale de ce dernier est soumise à une GST de 18 %, mais la société de conseil récupère ce montant sous forme de crédit de TVA en amont ; la chaîne reste donc neutre en termes de GST de bout en bout.
Lorsque la prestation sous-jacente est destinée au marché indien (l’une des prestations mentionnées dans la section précédente), le régime d’exonération à l’exportation ne s’applique pas. La société de conseil doit facturer une GST de 18 % sur la valeur totale de sa facture à la société étrangère, car la prestation sous-jacente est consommée en Inde et le fait de la faire passer par un intermédiaire indien ne modifie pas le lieu de prestation.
Passage par un employeur de référence
Un EOR constitue une prestation de nature différente. Ce que l’EOR fournit à l’entreprise étrangère, c’est son propre service intégré consistant à recruter, rémunérer et gérer un salarié en Inde. Ce service étant fourni en Inde, la facture émise par l’EOR à l’entreprise étrangère est soumise à une GST de 18 % sur la valeur totale de la facture, et non uniquement sur des frais de gestion ou de plateforme indiqués séparément. L’article 15 de la loi CGST considère la valeur de la prestation comme le prix payé ou à payer, et l’exclusion relative au simple mandataire prévue par la règle 33 ne s’applique que lorsque le prestataire répercute véritablement, en tant que mandataire, des coûts spécifiques engagés par des tiers. Les salaires versés par un EOR à ses propres salariés ne constituent pas des remboursements au titre d’agent pur ; il s’agit des coûts propres à l’EOR liés à la fourniture du service intégré qu’il vend au client étranger, ce qui explique pourquoi la taxe de 18 % s’applique à l’intégralité de la facture et non pas uniquement à la marge bénéficiaire.
Le traitement est le même, quelle que soit la manière dont l’EOR engage le travailleur concerné. Que la personne soit recrutée en tant que salarié de l’EOR ou en tant que prestataire de l’EOR, c’est l’entreprise étrangère qui achète les services de l’EOR et non qui emploie elle-même cette personne. Le statut de salarié ou de prestataire de services du travailleur relève de la seule EOR et ne modifie en rien la nature de la prestation fournie par l’EOR à la société étrangère au regard de la GST.
Il convient de distinguer deux éléments qui sont souvent confondus. Les salaires versés par l'EOR aux salariés indiens ne constituent en aucun cas une prestation soumise à la GST. Les salaires sont gérés par le biais de la paie indienne et de la retenue à la source (TDS), ce qui se situe entièrement en dehors du régime de la GST. La GST de 18 % s’applique aux honoraires de service de l’EOR facturés à la société étrangère, et non aux salaires versés aux travailleurs concernés en Inde.
De nombreuses équipes internationales continuent de privilégier la solution EOR plutôt qu’un modèle de sous-traitance directe ou la création rapide d’une filiale, malgré le coût lié à la GST, car l’EOR dispose d’un numéro d’enregistrement GST indien, dépose les déclarations fiscales en Inde, prend en charge les tâches quotidiennes liées à la conformité sociale et fiscale, et offre à l’entreprise étrangère un interlocuteur indien unique pour l’ensemble de la mission. La GST de 18 % représente un coût réel qu’un payeur étranger non immatriculé en Inde ne peut généralement pas récupérer ; elle doit donc être réglée dès la signature du contrat et intégrée dans le coût global de la mission. Pour comparer cette solution à la création de votre propre entité juridique, consultez notre guide sur Comprendre les risques liés à l'établissement stable explique plus en détail pourquoi une présence locale mal structurée peut faire entrer une entreprise étrangère dans le champ d'application de la fiscalité indienne.
Qu'est-ce que le mécanisme d'autoliquidation, et dans quels cas s'applique-t-il aux payeurs étrangers ?
Le mécanisme d'autoliquidation est le reflet des règles applicables aux exportations. Lorsqu’une personne physique ou morale indienne acquiert un service auprès d’un prestataire étranger à des fins professionnelles, le destinataire indien est tenu de déclarer et de payer lui-même l’IGST au taux de 18 % sur l’importation de services, en vertu de l’article 5, paragraphe 3, de la loi sur l’IGST, lu conjointement avec la notification n° 10/2017-IGST(Rate). Il s’agit là d’une des règles qui prend les entreprises étrangères au dépourvu, car elle va à l’encontre des principes habituels régissant l’exportation de services.
Cela concerne les payeurs étrangers dans le cadre de toute structure impliquant une entité indienne au sein de la chaîne d'approvisionnement. Si la société étrangère dispose d'une filiale, d'une succursale ou de tout autre établissement imposable en Inde, et que cette entité indienne est la destinataire d'un service étranger, la partie indienne est soumise à une obligation de GST en autoliquidation. Concrètement, cela signifie que les licences logicielles, les frais de gestion intragroupe, les services de marketing au niveau du groupe et les frais similaires facturés par la société mère à la filiale indienne sont soumis à une IGST de 18 % dans le cadre de l’autoliquidation, que l’entité indienne peut ensuite déduire au titre de crédit de TVA en amont lorsqu’elle y a droit.
Si votre structure repose exclusivement sur des prestataires indépendants ou sur un prestataire de services d'emploi (EOR) et que vous ne disposez pas de votre propre entité juridique en Inde, l'autoliquidation ne vous concerne généralement pas. Elle devient toutefois un sujet de préoccupation dès lors que vous constituez une société sur place ou que vous établissez un établissement stable. Dans de nombreux cas, les employeurs internationaux ne s’en rendent compte qu’une fois la filiale opérationnelle et après avoir reçu la première demande de vérification fiscale ; c’est pourquoi il est judicieux de modéliser les flux de GST avant la constitution de la société.
Comment les employeurs internationaux peuvent-ils gérer leur assujettissement à la GST dans le cadre de leurs missions en Inde ?
L'assujettissement à la GST sur les missions en Inde résulte principalement de la structure de celles-ci. Lorsque le travail sous-jacent est effectué à distance, c'est-à-dire qu'il s'agit de services fournis pour le compte de l'entreprise à un client à l'étranger, le régime d'exportation maintient le taux de la GST à 0 %. Lorsque le travail est destiné au marché indien ou acheminé par l'intermédiaire d'un prestataire EOR, la GST de 18 % constitue un coût réel qui doit être pris en compte dans la tarification. Dans la pratique, quelques principes régissent cette situation :
- Demandez-vous à quoi sert ce travail, et pas seulement d'où il provient: Les prestations à distance fournies à l'étranger peuvent être considérées comme des exportations. Tout ce qui est destiné au marché indien, qu'il s'agisse de développement ou de services, est généralement soumis à une taxe de 18 %.
- Décrivez le rôle tel qu'il est défini dans le contrat: Précisez clairement si la partie indienne fournit ses propres services selon le principe « de mandant à mandant » ou si elle sert d'intermédiaire pour la fourniture entre vous et les clients indiens. La mention « pour son propre compte », lorsqu'elle est étayée par des faits, préserve le statut d'exportation. Évitez d'utiliser les termes « organiser », « faciliter » ou « pour le compte de », sauf si telle est véritablement votre intention.
- Répartissez les différents services dans des contrats distincts: Le fait de regrouper la prestation de services de facilitation avec le soutien pour compte propre donne lieu à un traitement fiscal applicable aux prestations composites, ce qui peut faire passer l'ensemble de la mission dans la tranche d'imposition de 18 %.
- Déterminez dès le départ qui est redevable de la TPS: Précisez clairement dans le contrat si les prix s'entendent TTC ou HT, afin d'éviter qu'une majoration de 18 % ne donne lieu à un litige ultérieur. Les entités étrangères non enregistrées en Inde ne peuvent généralement pas récupérer ces 18 % au titre du crédit de TVA en amont ; ce montant constitue donc un coût réel.
- Justificatif de réception de devises étrangères: Les documents FIRC ou e-FIRA attestant de la localisation à l'étranger du bénéficiaire permettent de justifier la situation en matière d'exportation et toute demande de remboursement.
- Veillez à respecter le sens de l'autoliquidation dès lors que vous avez une entité en Inde: Les importations de services en Inde provenant de la société mère ou d'autres entités du groupe sont soumises à une IGST de 18 % dans le cadre du mécanisme d'autoliquidation.
- Veuillez confirmer le statut d'intermédiaire pour 2026 concernant votre structure spécifique: L'omission de l'article 13, paragraphe 8, point b), ne concerne qu'un nombre restreint de cas. Avant de vous fonder sur cette modification, il convient de vérifier auprès d'un conseiller fiscal indien qualifié si votre situation relève bien de cette catégorie.
Comment Wisemonk aide les employeurs internationaux à s'y retrouver en matière de GST en Inde
Pour la plupart des entreprises étrangères qui recrutent en Inde, la GST relève moins d'une question fiscale que d'une question de structuration. Le taux standard de 18 % est fixe, mais sa mention sur vos factures, ainsi que la base sur laquelle il s'applique, dépendent de la manière dont la mission est mise en place. Wisemonk fonctionne en tant que EOR, originaire d'Inde et Entrepreneur attitré (COR) pour les entreprises étrangères, ce qui signifie que c'est à nous, et non à vous, qu'il incombe de gérer l'ensemble des obligations réglementaires en Inde (enregistrement à la GST, déclarations fiscales, déclarations légales et gestion des obligations en matière de droit du travail).
Votre équipe en Inde est employée par Wisemonk, rémunérée en INR et intégrée conformément au droit du travail indien, tandis que vous recevez une facture mensuelle unique et prévisible en USD ou dans une autre devise librement convertible. La GST de 18 % applicable au service EOR est détaillée sur la facture afin d’éviter toute surprise, et nous vous indiquons dès le départ le montant total de vos coûts avant que vous ne signiez.
D’après notre expérience acquise au travers de centaines de montages transfrontaliers, il s’agit de la solution la plus simple pour gérer de véritables équipes en Inde, sans avoir à créer votre propre entité juridique et sans les contraintes de conformité qui en découlent. Nous prenons également en charge les missions de prestataires indépendants via un modèle de « prestataire attitré » lorsque le recrutement individuel s’avère plus adapté, et nous collaborons avec des conseillers fiscaux étrangers pour garantir une vision globale, notamment risque lié à l'établissement stable en Inde, est pris en compte avant toute décision d'ordre structurel.
Le présent guide fournit des informations générales sur la GST indienne telle qu'elle s'applique en 2026 et ne constitue en aucun cas un conseil juridique ou fiscal. Le traitement fiscal au titre de la GST dépend des circonstances propres à chaque cas et est soumis à des évolutions législatives, réglementaires et judiciaires constantes. Les entreprises étrangères et leurs contreparties indiennes sont invitées à solliciter l'avis d'un fiscaliste indien qualifié avant de mettre en place ou de fixer le prix de toute opération spécifique.
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Frequently asked questions
Quel sera le taux normal de la GST en Inde en 2026 ?
Le taux standard de la GST en Inde est de 18 % ; il s'applique à la quasi-totalité des catégories de services professionnels, techniques et d'assistance qu'un employeur international pourrait se procurer en Inde. À l'issue de la réforme de la GST 2.0 prévue pour 2025, le barème se composera de quatre tranches : 0 % pour les produits exonérés, 5 % pour certains produits de première nécessité, 18 % pour la grande catégorie standard et 40 % pour les produits jugés néfastes et les produits de luxe.
Les entreprises étrangères doivent-elles s'acquitter de la GST lorsqu'elles font appel à des prestataires indiens ?
En règle générale, les entreprises étrangères ne paient pas de GST sur les factures des prestataires indiens lorsque les prestations sont fournies à distance, que le prestataire est enregistré à la GST au moyen d’une lettre d’engagement et que le paiement est reçu en devises convertibles. Dans ce cas de figure, la prestation est considérée comme une exportation à taux zéro et la facture indique un taux de GST de 0 %. Le taux de 18 % peut s’appliquer lorsque les travaux sont physiquement effectués en Inde, lorsque le prestataire réalise des activités tournées vers l’Inde, telles que la vente à des clients indiens ou la prestation de services à ces derniers, le recours à des fournisseurs indiens ou la rédaction de contrats liés à l’Inde, ou encore lorsque des lacunes dans la documentation entraînent le rejet de la demande d’exportation.
La GST s'applique-t-elle aux salaires versés par l'intermédiaire d'un « employeur officiel » en Inde ?
Les salaires en eux-mêmes ne constituent pas une fourniture de biens ou de services au sens de la législation indienne relative à la GST ; ils sont donc totalement exclus du champ d’application de la GST. L’EOR gère le versement des salaires par le biais de la paie indienne, conformément à la loi sur l’impôt sur le revenu et aux retenues légales, et non dans le cadre de la GST. Les frais de service facturés par l’EOR au client étranger constituent toutefois une question distincte. Étant donné que l’EOR fournit un service intégré presté en Inde (recrutement, rémunération et gestion du salarié), la facture qu’il adresse à la société étrangère est soumise à une GST de 18 % sur la valeur totale de la facture, et non uniquement sur des frais de gestion ou d’utilisation de la plateforme indiqués séparément. Ce taux de 18 % s’applique aux services fournis par l’EOR au client étranger, et non aux salaires versés aux salariés concernés en Inde.
Quel est le taux de la GST applicable aux services professionnels exportés depuis l'Inde ?
Lorsque les cinq conditions prévues à l'article 2, paragraphe 6, de la loi sur l'IGST sont remplies, le taux effectif de la GST applicable aux services professionnels exportés depuis l'Inde est de 0 %. La prestation est exonérée en vertu de l’article 16, ce qui signifie que le prestataire peut soit facturer à 0 % sur la base d’une lettre d’engagement, soit payer l’IGST à 18 % à l’avance et demander un remboursement. Le taux forfaitaire standard de 18 % n’est qu’un taux indicatif. Le régime d’exportation le ramène à zéro pour les prestations transfrontalières qui remplissent effectivement les cinq conditions.
La TVA de 18 % s'applique-t-elle aux services informatiques fournis depuis l'Inde à une entreprise américaine ?
En règle générale, non, à condition que les prestations logicielles soient fournies à distance depuis l'Inde, que la société américaine soit le véritable destinataire, que le paiement soit perçu en devises étrangères et que le prestataire indien soit enregistré à la GST et dispose d'une lettre d'engagement valide. Dans ce cas, la prestation est considérée comme une exportation à taux zéro et aucune GST n'est ajoutée à la facture. La taxe IGST de 18 % n’entre généralement en ligne de compte que si les prestations sont fournies sur place en Inde, si le prestataire indien agit en tant qu’intermédiaire plutôt qu’en tant que prestataire de services pour son propre compte, ou si les prestations sont, en substance, destinées au marché indien.
En quoi la réforme de 2026 relative aux services d'intermédiation a-t-elle eu une incidence sur la TVA applicable aux transactions transfrontalières ?
L'article 157 de la loi de finances de 2026 a abrogé l'article 13, paragraphe 8, point b), de la loi sur l'IGST, la date d'entrée en vigueur étant fixée par avis de la CBIC (selon les estimations du secteur, cette date serait le 30 mars 2026, mais la date d’entrée en vigueur doit être confirmée par la notification de la CBIC pour toute prestation spécifique). Avant cette suppression, les services intermédiaires fournis depuis l’Inde à un client étranger étaient considérés comme fournis en Inde et soumis à une IGST de 18 %, même lorsque le client était établi à l’étranger. Une fois cette suppression entrée en vigueur, les prestations de facilitation authentiques et pures fournies à un client étranger pourront suivre la règle par défaut du lieu du destinataire et être considérées comme une exportation à taux zéro. Ce changement ne s’applique toutefois pas aux prestations dont la substance est consommée en Inde, telles que la vente à des clients indiens ou la prestation de services à ces derniers, le recours à des fournisseurs indiens ou la rédaction de contrats liés à l’Inde. Le critère de substance défini à l’article 2, paragraphe 13, et précisé dans la circulaire n° 159/15/2021 du CBIC n’a pas changé ; il convient donc de vérifier tant la date d’entrée en vigueur que la substance de la prestation auprès d’un conseiller fiscal indien qualifié.
Une entreprise étrangère peut-elle demander le remboursement de la GST acquittée en Inde ?
Une entreprise étrangère non enregistrée à la GST en Inde ne peut généralement pas récupérer en espèces la GST acquittée sur les factures indiennes. La solution pratique consiste à déterminer clairement quelles missions peuvent réellement être structurées comme des exportations à taux zéro (de sorte qu’aucune GST ne soit facturée) et à budgétiser les 18 % comme un coût réel lorsqu’ils s’appliquent, par exemple sur les frais de services EOR ou les missions destinées au marché indien. Lorsqu’une entreprise étrangère dispose d’une filiale ou d’une succursale indienne enregistrée qui s’acquitte de la GST sur ses intrants et exporte des services, cette entité indienne peut demander des remboursements via le portail de la GST dans le cadre du mécanisme standard applicable aux fournitures à taux zéro.
La facture émise par une société d'exploitation pétrolière (EOR) à un client étranger peut-elle être considérée comme une exportation de services soumise à un taux zéro ?
En règle générale, non. Un « Employer of Record » (EOR) fournit un service intégré consistant à recruter, rémunérer et gérer un salarié en Inde pour le compte d'un client étranger, et ce service est fourni en Inde. La facture de l’EOR est donc soumise à une GST de 18 % sur le montant total de la facture, et non uniquement sur une composante de gestion ou de plateforme mentionnée séparément, car ce que l’EOR fournit est un service unique et indivisible. Cela vaut que le salarié concerné soit embauché en tant que salarié de l’EOR ou en tant que prestataire indépendant de l’EOR. En revanche, une société indienne de conseil ou de services effectuant un véritable travail à distance pour son propre compte au profit d’un client étranger peut bénéficier d’un taux zéro à l’exportation en vertu du critère standard prévu à l’article 2, paragraphe 6.
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