Comment les start-ups canadiennes mettent en place leurs services administratifs en Inde
- Les start-ups canadiennes peuvent constituer une équipe administrative de six personnes en Inde pour un coût annuel tout compris compris entre 90 000 et 160 000 dollars canadiens, contre plus de 420 000 dollars canadiens à Toronto ou à Vancouver.
- Commencez par délocaliser les opérations financières, la facturation, les opérations clients de premier niveau, les opérations RH et les activités liées aux données. Maintenez au Canada la validation par le directeur financier, l'assistance en français et les relations avec les autorités de régulation canadiennes.
- Utilisez un Employeur officiel jusqu'à ce que vous dépassiez le seuil de 25 à 30 salariés indiens. Les contractuels à long terme entraînent un risque de classification erronée et peuvent donner lieu à des arriérés de salaire prévus par la loi.
- Votre EOR se charge de toutes les formalités légales en Inde : Codes du travail (21 novembre 2025), PF, ESI, primes, TDS, formulaire 16 et inscriptions auprès des autorités régionales. Vous vous chargez des déclarations auprès de l'Agence canadienne du revenu (CRA) et du respect de la Loi sur la protection des renseignements personnels et l'éthique (PIPEDA).
- Le décalage horaire de 9,5 à 13,5 heures entre le Canada et l'Inde devient un atout : un chevauchement quotidien de 90 à 120 minutes, associé à des transferts asynchrones, permet aux responsables canadiens de clôturer les tickets, d'effectuer les rapprochements et de traiter les tâches en file d'attente pendant la nuit.
Les start-ups canadiennes développent discrètement une grande partie de leurs opérations administratives depuis l’Inde. La gestion financière, la paie, la facturation, la gestion des fournisseurs, la saisie de données, les opérations RH et les opérations clients sont de plus en plus souvent gérées depuis Bengaluru, Pune et Hyderabad plutôt que depuis Toronto, Vancouver ou Montréal. La raison est simple : une start-up canadienne peut dépenser entre 25 et 35 % de ce qu’il lui en coûterait au Canada tout en recrutant des professionnels expérimentés dans le domaine des opérations, qui rédigent en anglais, maîtrisent les systèmes comptables et CRM standard, et traitent en une nuit ce qu’une équipe nord-américaine ne pourrait achever que le lendemain matin.
Dans ce guide, nous vous présentons à quoi ressemblera concrètement une équipe canadienne de back-office implantée en Inde en 2026 : quelles fonctions délocaliser en priorité, quel est le coût de chaque poste en CAD et en INR, dans quelles villes indiennes recruter, comment s'implanter via un Employeur officiel au lieu de créer une filiale, comment répartir les obligations de conformité entre les réglementations canadiennes et indiennes, et comment gérer le décalage horaire de 9,5 à 13,5 heures afin que vos responsables canadiens et vos opérateurs indiens aient le sentiment de former une seule et même équipe plutôt que deux.
Pourquoi les start-ups canadiennes implantent-elles leurs services administratifs en Inde ?
Les start-ups canadiennes délocalisent leurs activités administratives en Inde, car les coûts de main-d'œuvre au Canada ont fortement augmenté, les salaires des ingénieurs en informatique et des spécialistes des opérations à Toronto et à Vancouver rivalisent désormais directement avec ceux pratiqués aux États-Unis, et les fondateurs, soucieux de préserver leur autonomie financière, ont besoin de tirer parti de ces avantages. L’Inde offre une main-d’œuvre opérationnelle nombreuse parlant anglais, une grande rigueur dans les processus et un décalage horaire qui transforme une journée de travail canadienne de huit heures en un flux de travail continu de vingt heures.
- En Inde, un opérateur de back-office de niveau intermédiaire coûte généralement entre 6 et 14 lakhs INR par an, toutes charges comprises, ce qui correspond à environ 9 000 à 22 000 CAD. Le même poste à Toronto ou à Vancouver coûte entre 55 000 et 85 000 CAD, toutes charges comprises.
- Les universités indiennes et les écosystèmes de BPO forment chaque année des centaines de milliers de diplômés spécialisés dans la comptabilité, le traitement des données, le service client et les processus SaaS. L'offre de talents pour les postes opérationnels non techniques est bien plus importante que ce à quoi les start-ups canadiennes ont accès au niveau local.
- Le décalage horaire entre le Canada et l'Inde est compris entre 9,5 et 13,5 heures, selon la province. Les tickets, les rapprochements et les tâches à traiter pendant la nuit signalés par les utilisateurs canadiens sont clôturés avant que l'équipe canadienne ne se réveille le lendemain matin.
Quelles fonctions administratives une start-up canadienne devrait-elle délocaliser en premier lieu en Inde ?
Commencez par transférer les fonctions basées sur des règles, en anglais et gérées par des outils. Les opérations financières, la facturation, le service client de premier niveau, la saisie de données et les opérations RH peuvent être transférées sans difficulté, car elles s’appuient sur des processus documentés dans des outils tels que QuickBooks, Xero, NetSuite, Stripe, Zendesk, HubSpot et BambooHR. Mettez de côté les tâches qui nécessitent une licence canadienne, une interaction en personne avec les autorités de régulation ou un jugement non formalisé concernant les clients et les contrats canadiens.
| Fonction | Quelles activités sont délocalisées en Inde ? | Ce qui reste au Canada |
|---|---|---|
| Opérations financières | Traitement des comptes fournisseurs, suivi des comptes clients, rapprochements bancaires, vérification des dépenses, préparation de la clôture mensuelle | Validation par le directeur financier, rapports au conseil d'administration, déclarations fiscales canadiennes, levée de fonds |
| Opérations de facturation et de gestion des recettes | Émission de factures, gestion des litiges de facturation de premier niveau, rapports sur les indicateurs SaaS, administration de Stripe et ChargeBee | Stratégie tarifaire, négociation avec les grands comptes, décisions relatives à la TVA ou à la TVH |
| Service client | Traitement des tickets de niveau 1 et de niveau 2, remboursements, base de connaissances, prise en charge du chat | Gestion des comptes, transmission des dossiers à la direction, assistance en français |
| Opérations RH | Dossiers d'intégration, suivi des congés, gestion des paiements des prestataires, mise à jour de BambooHR | Stratégie de recrutement, contrats de travail canadiens, licenciements, enquêtes pour harcèlement |
| Données et opérations | Saisie de données, nettoyage de listes, mise à jour du CRM, intégration des fournisseurs, traitement des documents | Gouvernance des données de référence, déclarations auprès des autorités de régulation canadiennes, décisions relatives aux risques au titre de la LPRPDE |
| Approvisionnement et gestion des fournisseurs | Intégration des fournisseurs, mise en correspondance des bons de commande, cycles de gestion des comptes fournisseurs, classement des contrats | Sélection des fournisseurs, contrats-cadres, validation juridique |
Combien une start-up canadienne dépense-t-elle pour une équipe de back-office en Inde ?
Une équipe de six personnes chargée des tâches administratives en Inde coûte généralement entre 90 000 et 160 000 dollars canadiens par an, toutes charges comprises, y compris les salaires, les cotisations sociales, le matériel et vos Frais liés à l'EOR. À Toronto ou à Vancouver, cette même équipe de six personnes coûterait entre 420 000 et 580 000 dollars canadiens. Les frais EOR de Wisemonk varient entre 99 et 199 dollars américains par employé et par mois, en fonction du forfait choisi et de l'effectif, ce qui constitue la seule variable s'ajoutant au salaire indien tout compris.
| Fonction | Expérience | Salaire en Inde (CTC, INR) | Équivalent canadien (CAD) |
|---|---|---|---|
| Collaborateur administratif | De 0 à 2 ans | de 4 à 7 lakhs de roupies indiennes | De 6 000 à 11 000 CAD |
| Spécialiste des comptes clients ou des comptes fournisseurs | De 2 à 5 ans | de 7 à 14 lakhs de roupies indiennes | De 11 000 à 22 000 CAD |
| Analyste senior des opérations financières | De 4 à 7 ans | de 1,2 à 2,2 lakhs de roupies indiennes | De 19 000 à 35 000 CAD |
| Spécialiste des opérations clients | De 1 à 4 ans | De 5 à 11 lakhs de roupies indiennes | De 8 000 à 17 000 CAD |
| Spécialiste des opérations RH | De 2 à 5 ans | de 7 à 14 lakhs de roupies indiennes | De 11 000 à 22 000 CAD |
| Responsable des opérations | De 6 à 10 ans | de 22 à 38 lakhs de roupies indiennes | De 35 000 à 60 000 CAD |
| Responsable des opérations en Inde | Plus de 10 ans | 45 à 80 lakhs de roupies indiennes | De 70 000 à 125 000 CAD |
Où, en Inde, une start-up canadienne devrait-elle recruter son équipe administrative ?
La liste des villes présélectionnées comprend Bengaluru, Pune, Hyderabad, Chennai et Gurugram. Bengaluru dispose du vivier le plus important de talents dans les domaines des opérations financières et des opérations SaaS. Pune dispose d’une solide expérience en back-office et en services partagés, acquise au fil de décennies d’activité dans des centres captifs. Hyderabad offre des salaires compétitifs et un vivier important de talents dans le domaine des opérations clients. Chennai et Gurugram complètent les options disponibles pour les missions de comptabilité et d’externalisation des processus métier (BPO). Consultez notre répartition ville par ville pour le recrutement dans les domaines de la finance et des opérations en Inde.
- Bengaluru constitue le point d'ancrage idéal si vous envisagez également de recruter du personnel dans les domaines de l'ingénierie, du développement de produits ou du soutien à la commercialisation de solutions SaaS, en plus des services administratifs. Les salaires y sont de 10 à 20 % supérieurs à ceux des autres villes, mais la richesse du vivier de talents et le niveau d'anglais y sont les meilleurs du secteur.
- Pune et Hyderabad constituent le juste milieu en termes de rapport coût-efficacité. Les responsables opérationnels et les responsables financiers y sont de 15 à 25 % moins chers qu'à Bengaluru, pour une qualité de travail très similaire.
- Faites preuve de souplesse en matière de lieu de travail. Aujourd’hui, la plupart des tâches administratives s’effectuent à distance ou selon un modèle hybride ; une start-up canadienne n’a donc pas besoin de se limiter à une seule ville. Recrutez le meilleur candidat et laissez-le travailler depuis l’endroit où il réside déjà.
Une start-up canadienne devrait-elle faire appel à des prestataires indépendants, à un prestataire de services d'emploi (EOR) ou créer une entité en Inde ?
Pour les 25 à 30 premiers recrutements, utilisez un Employeur officiel. Évitez de faire appel à des prestataires pour les tâches administratives à temps plein, car les autorités indiennes peuvent reclasser un prestataire travaillant depuis longtemps comme salarié et vous réclamer le paiement rétroactif des cotisations au fonds de prévoyance (PF), à l'assurance sociale (ESI), des indemnités de fin de contrat et des impôts. Consultez notre note sur Risque de classification erronée des prestataires en Inde avant de rédiger tout contrat de sous-traitance.
La création d'une filiale en Inde n'est pertinente que si vous dépassez les 25 à 30 salariés, que vous prévoyez de rester en Inde pendant au moins cinq ans et que vous souhaitez doter une entité indienne de capitaux dans le cadre d'un plan d'actionnariat salarié (ESOP), de la détention de propriété intellectuelle ou d'une levée de fonds locale. En attendant, le recours à un prestataire de services d'emploi (EOR) vous évite les coûts de mise en place initiaux, la charge administrative liée à la conformité et les risque lié à l'établissement stable que les start-ups canadiennes sous-estiment souvent. Wisemonk se charge des contrats de travail, de la gestion de la paie, des déclarations obligatoires, du matériel et des formalités de départ, afin que vous puissiez vous concentrer sur la gestion de votre équipe.
Quelles sont les obligations réglementaires auxquelles une start-up canadienne doit se conformer lorsqu'elle embauche du personnel en Inde ?
La conformité se divise en deux volets. Au Canada, vous continuez à gérer les déclarations à l'ARC, la TPS ou la TVH, les formulaires T4, les déclarations fiscales T2 des entreprises, la gestion de la paie pour l'ensemble du personnel canadien, ainsi que le traitement des données conformément à la LPRPDE. En Inde, votre EOR gère l'ensemble des dossiers locaux : les contrats de travail relevant de la nouvelle Codes du travail entrés en vigueur le 21 novembre 2025 et a harmonisé 29 lois antérieures, les cotisations mensuelles au Fonds de prévoyance et à l'ESI, le calcul de l'indemnité de fin de contrat, les retenues à la source (TDS), la délivrance du formulaire 16, la taxe professionnelle le cas échéant, ainsi que l'enregistrement des commerces et établissements dans l'État où travaille le salarié.
Concrètement, cela signifie que votre service financier reçoit une seule facture mensuelle pour l'équipe indienne, libellée en CAD ou en USD. Votre prestataire EOR se charge en coulisses de toutes les formalités administratives en Inde. Notre Liste de contrôle de conformité pour les start-ups et Guide sur le PF, l'ESI et les primes de fin de contrat Consultez les informations réglementaires si vous souhaitez vérifier les postes de budget exacts.
Comment les équipes de back-office canadiennes et indiennes collaborent-elles malgré le décalage horaire ?
Le décalage horaire entre le Canada et l'Inde est de 9,5 heures depuis Toronto et de 12,5 heures depuis Vancouver en heure standard, et varie d'une heure supplémentaire pendant l'heure d'été. L'astuce la plus les équipes utilisent consiste à mettre en place un créneau de 90 à 120 minutes de travail en présentiel et à utiliser ce créneau pour les réunions debout, les relais et les escalades. Le reste de la journée se déroule de manière asynchrone via Slack, Notion, Loom et une file d'attente de tickets partagée.
- Équipe de Toronto : le responsable canadien travaille de 8 h 30 à 17 h (heure de l'Est). L'équipe indienne commence à 13 h (heure de l'Inde) et assure une couverture en direct de 18 h à 20 h 30 (heure de l'Inde), ce qui correspond à 8 h 30 à 11 h (heure de l'Est). L'équipe indienne travaille ensuite seule à partir de 11 h (heure de l'Est), clôturant les tickets, finalisant les rapprochements et préparant la file d'attente du lendemain matin.
- Équipe de Vancouver : le responsable canadien travaille de 9 h à 18 h (heure du Pacifique). L'équipe indienne travaille selon un horaire légèrement décalé, de 14 h à 23 h (heure indienne) ; le chevauchement s'étend donc de 21 h 30 à 23 h (heure indienne), ce qui correspond à 9 h à 10 h 30 (heure du Pacifique). Toute demande formulée après la période de chevauchement est traitée pendant la nuit depuis l'Inde.
Quelles erreurs les start-ups canadiennes commettent-elles lorsqu'elles mettent en place des équipes de back-office en Inde ?
L'erreur la plus courante consiste à considérer l'Inde comme un simple centre de coûts unidirectionnel plutôt que comme une véritable équipe. Les fondateurs négligent l'intégration des nouveaux collaborateurs, n'investissent pas dans la documentation des processus, puis en concluent que l'équipe indienne est lente. Une deuxième erreur fréquente consiste à recourir à des prestataires sous contrat à long terme pour éviter les frais liés à l'EOR, ce qui crée risque lié à une classification erronée et le genre de facture légale impayée susceptible de faire passer les économies supposées au second plan.
- Un manque d'investissement dans la documentation : une équipe administrative en Inde ne peut fonctionner que sur la base de ce qui est consigné par écrit. Les fondateurs qui gardent en tête les opérations financières, les règles de facturation et la logique de remboursement finissent par créer un goulot d'étranglement au sein de l'équipe même qu'ils ont embauchée pour assurer la croissance de leur entreprise.
- Recruter des profils trop expérimentés ou trop inexpérimentés : les start-ups canadiennes embauchent souvent un seul responsable des opérations expérimenté et attendent de lui qu'il s'occupe de tout. Le modèle idéal consiste à avoir un responsable des opérations accompagné de trois à cinq spécialistes. Ne négligez pas l'équipe de spécialistes.
Un troisième piège consiste à rémunérer les prestataires en dollars américains ou en dollars canadiens sans verser les cotisations obligatoires, en partant du principe que cela ne pose pas de problème puisque le travailleur se trouve en Inde. Les autorités fiscales indiennes examinent de plus en plus attentivement les missions de longue durée menées pour un même client et les considèrent comme des relations de travail. Le l'itinéraire le plus sûr consiste à transformer tout collaborateur sous contrat à long terme en salarié à temps plein par le biais d'un prestataire de services de gestion des effectifs (EOR) dans un délai de 90 à 180 jours.
Comment s'effectue le traitement des données au titre de la LPRPDE lorsque votre équipe administrative est basée en Inde ?
La LPRPDE n'interdit pas le transfert de renseignements personnels hors du Canada, mais elle tient votre entreprise canadienne pour responsable de l'utilisation qui en est faite par un sous-traitant indien. Concrètement, cela implique trois mesures : conclure un accord écrit de traitement des données avec votre prestataire de services d’emploi (EOR) et tout sous-sous-traitant, limiter l’accès des équipes indiennes aux données à caractère personnel au strict nécessaire grâce à l’authentification unique (SSO) et à des droits d’accès basés sur les rôles, et informer vos clients canadiens que ces données peuvent être traitées en dehors du Canada. Les équipes de back-office indiennes traitent régulièrement des données de paiement, des informations personnelles identifiables (PII) des clients et des dossiers RH dans le cadre de contrôles conformes aux normes SOC 2 et ISO 27001.
- Utilisez, dans la mesure du possible, des systèmes sources hébergés au Canada. Les opérateurs indiens y accèdent via l'authentification unique (SSO) et des rôles à privilèges minimaux, plutôt que de conserver des copies locales. Les exportations par e-mail et de fichiers entraînent des fuites de données et augmentent le risque d'incidents.
- Enregistrez chaque accès aux données à caractère personnel. La plupart des plateformes modernes (Stripe, HubSpot, Zendesk, NetSuite) effectuent cet enregistrement de manière native. Conservez ces journaux pendant toute la durée prévue dans votre politique de confidentialité, et plus longtemps si la loi 25 du Québec s'applique à l'un de vos clients.
Quels indicateurs clés de performance (KPI) une start-up canadienne devrait-elle suivre pour son équipe administrative basée en Inde ?
Suivez les résultats et la qualité, et non les heures travaillées. La plupart des équipes indiennes atteignent un plateau au bout de trois à quatre mois et deviennent véritablement productives au bout de six mois ; fixez donc une base de référence sur 90 jours et affinez vos objectifs à partir de là. Sélectionnez trois à cinq indicateurs clés de performance (KPI) par poste et examinez-les chaque semaine avec le responsable de l’équipe indienne. Évitez les indicateurs relevant de la microgestion, tels que le temps passé sur l’application, qui sapent la confiance sans améliorer le rendement.
- Opérations financières : nombre de factures traitées par jour, ancienneté des créances fournisseurs, taux de précision des rapprochements, retard par rapport au calendrier de clôture de fin de mois. Un spécialiste des créances fournisseurs formé en Inde traite entre 80 et 140 factures par jour avec un taux de précision largement supérieur à 99 %.
- Opérations client : délai de première réponse, délai de résolution, indice de satisfaction client (CSAT), nombre de tickets traités par agent et par jour. Les opérateurs indiens de premier niveau traitent généralement entre 35 et 60 tickets par jour, avec un indice de satisfaction client (CSAT) compris entre 4,4 et 4,7 sur 5, une fois qu’ils ont été formés à votre produit.
Comment Wisemonk aide-t-il les start-ups canadiennes à mettre en place des services administratifs en Inde ?
Wisemonk est le partenaire EOR originaire d'Inde dédié aux start-ups internationales. Nous accompagnons plus de 300 clients internationaux et plus de 2 000 collaborateurs en Inde dans les domaines de la finance, des opérations, de l'ingénierie, de la réussite client et des ressources humaines. Pour les fondateurs canadiens, nous nous chargeons des tâches les plus fastidieuses : rédaction de contrats de travail conformes à la législation indienne, gestion de la paie en INR, prise en charge du PF, de l’ESI, des gratifications, du TDS et du formulaire 16, versement des salaires en CAD ou en USD si nécessaire, et aide au recrutement des bons candidats pour les fonctions administratives si vous avez besoin d’un soutien en la matière.
Si vous envisagez de recruter pour la première fois du personnel administratif au Canada en vue d'une affectation en Inde, commencez par consulter notre Guide du recrutement en Inde. Si vous avez un cas d'utilisation spécifique dans le domaine de la fintech, notre Guide pratique des opérations KYC dans le secteur canadien des technologies financières est le guide le plus proche de celui-ci. Et si vous souhaitez découvrir comment les start-ups américaines et britanniques abordent ce même problème, notre Guide des opérations financières aux États-Unis et Guide destiné aux analystes britanniques spécialisés dans la planification et l'analyse financières (FP&A) approfondir votre analyse de ces zones géographiques.
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Que vous embauchiez une ou cinquante personnes, nous nous chargeons de la gestion des salaires, de la conformité réglementaire, du matériel et de l'intégration de l'équipe indienne de votre start-up canadienne. Aucune création d'entité. Aucune mauvaise surprise sur le plan réglementaire.
Frequently asked questions
Combien de temps faut-il à une start-up canadienne pour recruter son premier employé chargé des tâches administratives en Inde ?
Avec un prestataire de services de gestion des ressources humaines (EOR), il faut compter entre deux et quatre semaines entre la publication de l'offre d'emploi et l'intégration du collaborateur. La recherche du candidat constitue l'étape la plus longue, avec un délai d'une à trois semaines. La rédaction du projet de contrat par l'EOR, la vérification des antécédents et les formalités d'intégration prennent encore cinq à sept jours ouvrés. Si vous avez déjà un candidat en tête, Wisemonk peut le faire intégrer en moins de dix jours ouvrés.
Une start-up canadienne peut-elle rémunérer un employé indien travaillant dans les services administratifs en dollars canadiens ou en dollars américains ?
Les salariés indiens doivent être rémunérés en INR pour la partie légale de leur salaire, car le PF, l'ESI, la prime de fin de carrière et la retenue à la source (TDS) sont tous calculés et versés en INR. Votre prestataire de services de gestion des ressources humaines (EOR) convertit en INR les fonds en CAD ou en USD que vous transférez et gère la paie locale. Concrètement, vous recevez chaque mois une seule facture en CAD ou en USD et votre employé reçoit une fiche de paie en INR.
Une start-up canadienne doit-elle s'enregistrer en Inde pour pouvoir y embaucher du personnel ?
Non, pas si vous utilisez un EOR. L'EOR est l'employeur légal en Inde ; vous n'avez donc pas besoin de créer une filiale, de vous enregistrer auprès du Registre du commerce ni de faire naître un risque d'établissement stable pour votre société mère canadienne. Vous n'envisagerez la création d'une entité indienne enregistrée que lorsque vous dépasserez environ 25 à 30 salariés indiens ou si vous avez des raisons spécifiques, telles que des plans d'actionnariat salarié (ESOP) ou la détention locale de propriété intellectuelle.
Une équipe de back-office basée en Inde est-elle susceptible de faire courir à notre entreprise canadienne un risque lié à l'établissement stable ?
Utilisée correctement, une technique de récupération assistée du pétrole (EOR) réduit considérablement risque lié à l'établissement stable. Les employés indiens figurent sur les registres de l'EOR, et non sur les vôtres, et ils ne signent pas de contrats au nom de votre société canadienne. Le risque lié à la responsabilité du dirigeant (PE) augmente lorsqu'un employé indien signe des contrats avec des clients canadiens, occupe un poste de direction attribué à la société mère canadienne ou exerce ses activités depuis un bureau indien loué par une société canadienne. Évitez ces situations.
Quels postes une start-up canadienne devrait-elle pourvoir en priorité lorsqu'elle met en place ses services administratifs en Inde ?
Commencez par recruter un responsable des opérations. Il sera chargé de la documentation des processus, des relations avec les fournisseurs en Inde et de la qualité. Recrutez ensuite deux à quatre spécialistes dans les domaines qui prennent le plus de temps au Canada, à savoir généralement les comptes fournisseurs, les comptes clients, les litiges de facturation et le service client de premier niveau. Attendez six mois avant de recruter un deuxième responsable. La structure idéale en phase de démarrage est la suivante : un responsable et trois à cinq opérateurs.
Comment allons-nous gérer le service client en français si nous délocalisons les opérations client en Inde ?
Maintenez le service d'assistance en français au Canada ou dans un centre adapté aux besoins du Québec. Les opérateurs indiens anglophones gèrent la file d'attente en anglais d'un océan à l'autre, mais l'assistance en français par des locuteurs natifs destinée aux clients québécois doit rester sur le territoire canadien. Une répartition courante est de 70/30 : 70 % des demandes en anglais sont traitées en Inde, tandis que 30 % des demandes en français et les cas bilingues complexes sont traités au Canada.
Pouvons-nous proposer des options sur actions canadiennes ou des RSU à nos collaborateurs indiens du back-office ?
Oui. Des options sur actions ou des RSU d'une société mère canadienne peuvent être attribuées à des salariés indiens, à condition que les formalités administratives requises soient respectées. L'attribution, l'acquisition définitive et l'exercice de ces titres ont des implications fiscales en Inde dont le salarié doit s'acquitter personnellement, et le produit de toute cession est soumis au régime indien de libéralisation des transferts de fonds (Liberalised Remittance Scheme). Wisemonk accompagne régulièrement ses clients dans le cadre d'attributions de titres de participation. Notre Guide RSU explique en détail les mécanismes ; le guide destiné aux parents canadiens présente une structure similaire.
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